Ce blog reprend les "Lettres de Direction" susceptibles d'intéresser la communauté éducative

lundi 28 novembre 2011

Le programme de la table ronde à la MGEN :

mercredi 30 novembre 15h

15 h 10 Justice : Virginie DUVAL, Secrétaire générale de l’Union Syndicale des Magistrats
15 h 30 Education : Jean-Yves ROCCA, Secrétaire général Administration et
Intendance
15 h 50 Sécurité : (sous réserve) Philippe CAPON, Secrétaire général UNSA
Police
16 h 10 Education : Roger KEIME, Secrétaire général du Syndicat National des
Inspecteurs d’Académie
16 h 30 Santé : Philippe BLUA, Président ou Jérôme LARTIGAU, Délégué National
du Syndicat des Manageurs Publics de Santé
16 h 50 Education : Francis BOUGAULT, Secrétaire général adjoint du Syndicat
des Inspecteurs de l’Education Nationale
17 h 10 Sécurité : Sylvie FEUCHER, Secrétaire générale du Syndicat des
Commissaires de la Police Nationale
17 h 30 Education : Philippe TOURNIER, Secrétaire général du SNPDEN.

« Avec moins, peut-on encore faire bien ? »


 Education, justice, santé, sécurité : l’encadrement des services publics face aux restrictions

L’encadrement des services publics est partout confronté aux mêmes défis : comment assurer à la société le service de qualité qui lui est dû, même dans un environnement marqué par les restrictions et l’incertitude ? Qu’est-ce qui est encore possible et qu’est-ce qui ne l’est déjà plus ?
C’est autour de ces problématiques que le SNPDEN organise une table ronde animée par Maryline Baumard, journaliste, associant les représentants d’organisations professionnelles et de syndicats de l’encadrement de l’éducation, de la justice, de la santé et de la sécurité.
A&I (cadres administratifs), le SIEN et le SNIA (inspecteurs), le SMPS (hôpitaux), le syndicat des commissaires (intérieur) et l'UNSA-Police (sécurité) ont annoncé leur participation à cette table ronde.
Profitez-en pour signer en ligne la pétition de la Mutualité Française "Non à la taxe sur la santé" !
Tous les adhérents qui en ont la possibilité sont invités à nous rejoindre pour ce grand rassemblement à la MGEN

jeudi 17 novembre 2011

Le "Novembre du budget"

Budget en novembre, faillite en septembre ? Le SNPDEN lance l'action "Novembre du budget"
Lettre aux élus, rassemblements académiques, rassemblement national, semaine morte... Retrouvez les modalités de l'action

lundi 24 octobre 2011

Le SNPDEN progresse encore en voix comme en pourcentage

A l’occasion de ces élections professionnelles, les personnels de direction se sont illustrés par leur civisme et leur engagement : plus de 80 % d’entre eux ont participé au scrutin contre une moyenne de 40 % pour l’ensemble des personnels de l’Education nationale.
Dans ce contexte de forte participation, les personnels de direction ont renouvelé sans ambiguïté  leur confiance au SNPDEN en lui accordant 67,6 % de leurs suffrages, lui permettant  de progresser en pourcentage comme en voix. Ainsi, 6 908 personnels de direction (contre 6757 en 2008 et 6610 en 2005) lui ont accordé leurs suffrages, soit à nouveau la majorité absolue du corps électoral : c’est une situation exceptionnelle à l’issue de ces élections qui confirme avec éclat la représentativité du SNPDEN. Catherine Petitot, secrétaire générale adjointe, a été élue membre titulaire au Comité technique ministériel sur la liste de l’UNSA et représentera, seule, les personnels de direction dans  cette instance.
Hors du SNPDEN, la tendance est à la fragmentation. La seconde organisation recule de près de 15 % après s’être alliée à une coalition controversée pendant que d’autres organisations, mais  moins importantes, progressent.
Le SNPDEN remercie tous ses responsables et ses adhérents qui ont contribué à ces succès, nationaux comme académiques, et tous les collègues qui lui ont accordé leur confiance.
Il les appelle à se mobiliser à l’occasion de l’action autour du projet de budget 2012 conduite du 3 au 30 novembre prochain.

jeudi 6 octobre 2011

Budget en Novembre, faillite en Septembre ?


Il n'y a pas que des faillites financières : on peut aussi faillir à des idéaux !


14280 suppressions de postes sont envisagées dans le budget 2012 et toujours sans la moindre réforme structurelle. C'est "courage : fuyons" car cela signifie, encore une fois, le renvoi d’arbitrages impossibles aux établissements. Cela veut dire aussi la poursuite de la dérive dans le bricolage et le bavardage, laissant jouer à plein les logiques de gestion et les égoïsmes sociaux au sein du système éducatif. C'est sa faillite progressive et annoncée. C'est faillir aux idéaux de l'École. Nous ne nous y résoudrons pas.
C’est au moment du budget, et auprès des parlementaires qui le votent, qu’il faut agir.
C'est pourquoi le SNPDEN vous appelle à participer au
  « Novembre du budget »
Du 3 au 30 novembre, vous serez invités :
> à adresser aux parlementaires un courrier nommé « Ceci est une carte de vœux » (mise en ligne du courrier et des adresses le 3 novembre) ;> à être nombreux à l’un des 50 rassemblements du « Novembre du budget » à travers toute la France (mise en ligne progressive des dates et lieux) ;> à faire d'une « semaine morte » celle de la présentation du projet de budget de l’Education à l’Assemblée (une Lettre de Direction vous en préviendra) ;> à participer avec d’autres cadres de l’Education et des services publics au « Novembre du budget » à Paris, à la MGEN, le 30 novembre à 15h.
Pour suivre l’action du SNPDEN autour du budget 2012, allez dans la rubrique "Novembre du budget" sur le site.

mercredi 5 octobre 2011

Mais où est passé le Ministère ?


Le 2 octobre est paru un décret interministériel qui concerne la restauration scolaire (mais sans la signature du ministère de l'Education nationale!) d'application "immédiate" (donc théoriquement depuis lundi). Il impose des normes très strictes que détaille un arrêté (où notre ministère refait surface : ouf!). Au moment où l'on parle de "gouvernance", on peut s'étonner d'un fonctionnement aussi chaotique des pouvoirs publics qui semblent surtout en compétition ! On s'étonne aussi que notre ministère, si activiste quant aux internats (compétence pourtant transférée aux collectivités), n'ait pas trouvé le temps de la moindre communication à ce sujet : considère-t-il que les EPLE ne sont plus sous sa tutelle ?


L’application de ce décret risque de passer  par une augmentation notable du prix des repas car fruits de saison, légumes verts de proximité et laitages ont un coût parfois difficile à intégrer dans un équilibre financier de demi-pension. Mais ce détail n’est pas l’affaire des auteurs de ce décret !

Le SNPDEN a pris contact avec l’ARF (régions) et l’ADF (départements) pour en tirer les conséquences.

Dans l’immédiat : retirez sauces, sel et mayonnaise en libre-service. En revanche, pain et eau à volonté : une générosité bien dans le style de l’époque !

lundi 26 septembre 2011

La scolarisation des 15-19 ans a reculé


Le 27 septembre, soyons nombreux à participer aux manifestations. Et pas seulement au sujet des suppressions mais aussi d'une politique éducative à la dérive comme vient de le révéler l’OCDE  : la scolarisation des 15-19 ans a reculé en France, passant de 89 % à 84 %, alors qu’elle augmente ailleurs. Une évolution gravissime qui touche en premier les plus exposés comme l’a montréel’enquête publiée par le SNPDEN.

Ci-dessous : l'évolution du H/E à cette rentrée croisée avec le profil sociologique des établissements. Cela vaut tous les discours…


type
H/E2011
Evolution
du H/E
très favorisé
1,22
 + 0,43
un peu favorisé
1,26
- 0,63
moyen
1,41
- 1,70
un peu défavorisé
1,56
- 2,50
très défavorisé
1,56
- 2,39

mercredi 14 septembre 2011

Textes sur la discipline : pas d'application sans vote du Conseil d'Administration


Le nouveau décret sur la discipline n'est pas applicable dans les établissements sans modification préalable du règlement intérieur en raison de l'article R. 421-5 du Code de l'éducation. Seules les mesures devenues caduques ne peuvent plus être utilisées même si elles restent mentionnées dans les règlements intérieurs anciens toujours en vigueur.
 
Le Conseil supérieur de l'Éducation (CSE) de juillet s'est déroulé dans un climat très agité qui a conduit le ministère à retirer son projet de convention-cadre pour les mesures de responsabilisation, ce qui ne permet pas de les mettre en œuvre. De plus, beaucoup d'autres mesures, comme l'exclusion de la classe avec prise en charge dans établissement, achopperont sur la question des ressources.
 
Même si les interventions du SNPDEN lors des discussions initiales au CSE (en juillet et septembre 2010) ont permis d'atténuer les aspects les plus gênants de la version originelle de ce texte, un calendrier déphasé ne permet pas une application dans de bonnes conditions, sans compter la perpétuation d'ambiguïtés, particulièrement autour du concept nébuleux de "violences verbales".

Le SNPDEN reste attaché à une approche éducative des questions de discipline et réaffirme sa catégorique opposition aux outrances sécuritaires : la sérénité dans nos établissements a besoin de moyens, pas d'excès ! 

mardi 28 juin 2011

Scoop : la rentrée a lieu en septembre et il y a les vacances d'ici là !

La publication au Journal officiel, un 26 juin, des nouveaux textes sur la discipline ne permettra pas leur mise en œuvre effective à la rentrée de septembre 2011. En effet, cela nécessitera la modification du règlement intérieur des établissements après un vote de leur conseil d’administration et, en lycée, une consultation du conseil pour la vie lycéenne. Ces procédures ne pourront pas être menées à bien dans la plupart des établissements en juillet ou en août, d’autant que nombre d’entre eux viennent souvent de voter une version remise à jour de leur règlement intérieur qui sera celle qui figurera sur les carnets de correspondance des élèves. Le SNPDEN s’étonne d’autant plus de ce calendrier irréaliste que c’est pour le même motif qu'en septembre 2010, le ministère avait différé d’un an la mise en œuvre de ces textes.

Les principales mesures nouvelles auront de toute façon beaucoup de difficultés à se généraliser. C’est au moment où l’on incite les établissements à trouver des sanctions alternatives à l’exclusion qu’on supprime les postes d’assistants d’éducation susceptibles d’encadrer les élèves ou les emplois aidés qui concourent au fonctionnement de la vie scolaire.

Au ministère de l'Education nationale, la main gauche semble décidément ignorer ce que fait la main droite…

mercredi 22 juin 2011

Port de signes religieux à l'école : l'application de la loi attend toujours d'indispensables précisions

Le SNPDEN-UNSA est une des rares organisations de l'Éducation qui se soit résolument engagée en 2004 en faveur d'une loi sur le port des signes religieux à l'école. C'est pourquoi il est mieux placé que d'autres pour pouvoir s'exprimer aujourd'hui sur le respect de la laïcité dans les établissements et pour apporter son soutien à la direction du lycée Carnot à Paris.

Celle-ci, quelle qu'ait pu être son opinion sur la provocation avérée de cette professeure se présentant en tenue de moniale à une réunion d’harmonisation, s'en est tenue à la stricte application de loi qui ne lui permettait pas de lui interdire l'accès à l'établissement.

Comme pour l'accompagnement des sorties scolaires, comme pour les stagiaires de formation continue mêlés à des élèves de formation initiale, la provocation de cette professeure souligne la nécessité que le ministère apporte des réponses précises et applicables aux difficultés de mise en œuvre de la loi dans certaines circonstances, en particulier lors des examens, et que soient éclaircies les incidences de l'exercice d'une mission de service public par des personnels de l'enseignement privé religieux.

mardi 21 juin 2011

Collège : le retour des lubies obscurantistes ?

L’évaluation nationale en fin de 5ème, annoncée par la circulaire de rentrée, soulève l’hostilité des syndicats de l’UNSA dont le SNPDEN : une évaluation en fin d’année scolaire ne permet pas aux équipes pédagogiques une prise en compte individualisée des élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage.

Maintenant, c’est le projet de loi Charpion qui prévoit la possibilité de l’apprentissage à 14 ans, certes avec des précautions mais laisse entrevoir la volonté de réintroduire des paliers d’orientation au collège. D’ailleurs, les milieux fondamentalistes de l’éducation se réjouissent bruyamment.

Le SNPDEN considère que le DIMA est suffisant pour permettre à un élève de suivre un parcours spécifique mais dans la logique du socle commun et sous la responsabilité de son collège.

jeudi 16 juin 2011

La question des examens : une intervention de Philippe Tournier sur Educpro.fr

« La triche officialisée, c’est la calculatrice »


Proviseur au lycée Marcelin-Bertellot de Saint-Maur (94), Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN-UNSA (Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale), tire la sonnette d’alarme sur le problème de la triche au lycée. D’après lui, le problème va aller en s’aggravant, et l’école doit agir vite afin de prendre en compte l’évolution des nouvelles technologies.

La triche est-elle devenue un problème au lycée ?

La législation actuelle n’est pas adaptée aux nouvelles technologies. La triche officialisée, c’est la calculatrice. Cela fait quelque temps qu’on peut intégrer dans sa calculatrice des données sans rapport avec les calculs, son cours, des exercices par exemple. C’est bien pour ça que la calculatrice est interdite dans d’autres matières. Le problème est que, si l’on n’autorise plus la calculatrice en sciences, il faut changer le programme de mathématiques et de physique-chimie.

Une solution serait d’acheter des calculatrices de base qui seraient la même pour tous. Cela a été un temps suggéré puis abandonné faute de moyens sans doute. En attendant, on maintient une situation hypocrite.

La généralisation des smartphones a-t-elle amplifié le phénomène ?

Tout à fait. On a beau surveiller les candidats, leur demander de poser leur sac au fond de la classe, comment lutter contre celui qui va aux toilettes avec son téléphone pour regarder des cartes, trouver des citations, des définitions, un corrigé, voire envoyer un texto. On ne peut pas faire de fouille intégrale à l’entrée des toilettes !

Ce n’est d’ailleurs pas un problème uniquement français, tous les pays sont soumis aux mêmes difficultés. Mais seule la France est confrontée à ce point. Car, en France, l’écrit est généralisé aux examens. Dans d’autres pays, la place de l’oral a plus d’importance, à l’occasion de l’entrée dans l’enseignement supérieur notamment. C’était le cas en France aussi à la création du bac, mais peu à peu l’écrit a supplanté l’oral car c’était devenu trop coûteux.

Que préconisez-vous pour lutter contre la triche ?

La forme des épreuves doit être rapidement repensée car le problème va aller en s’aggravant. L’école doit prendre en compte l’évolution des nouvelles technologies. On ne peut pas faire comme si rien n’avait changé, c’est un combat perdu d’avance. C’est comme la Sorbonne qui était contre l’imprimerie au XVe siècle. De toute façon, est-ce qu’il est toujours utile de déployer un système aussi cher et lourd que le bac en termes d’organisation, pour un examen qu’on obtient dans 85 % des cas. Si au moins cela permettait de vérifier que les candidats ont acquis des connaissances, mais ce n’est même pas le cas. La preuve, le bac n’apporte même pas la certitude qu’un bachelier est capable de faire une dissertation.

Je pense qu’il serait préférable de garder seulement trois épreuves avec les matières principales, sous forme d’oral, le reste pourrait être noté en contrôle continu comme l’EPS (éducation physique et sportive) actuellement. Il faudrait que ce soit un oral sans préparation, pour éviter que les élèves sortent leurs antisèches. Le problème est que François Fillon avait déjà proposé un bac en contrôle continu, et s’était heurté à l’époque à la fronde des étudiants. C’est dommage, car c’est une peur irrationnelle. En effet, lorsque les élèves de terminale postulent dans l’enseignement supérieur, les notes du bac ne sont pas encore connues. Seules celles des bulletins sont prises en compte.

jeudi 9 juin 2011

L’évolution des techniques posera la question des examens

"De nombreuses voix s'élèvent aujourd'hui pour s'émouvoir de la fraude lors des examens et de l'ampleur que lui donnent les nouvelles technologies de communication, en particulier les smartphones, bien qu'on ne semble pas disposer d'études certaines à ce sujet. On demande aux centres d'examens de lutter, avec raison, contre ce phénomène.

Mais, dans le même temps, des épreuves ont lieu avec l’usage de calculatrices personnelles dont les mémoires peuvent, aujourd'hui, contenir de très nombreuses informations sans qu'il soit autorisé d'effectuer un quelconque contrôle. Des épreuves sont si longues qu'il n'est pas possible d’interdire aux élèves de se rendre aux toilettes où ils peuvent tout à loisir surfer sur internet à partir de leur téléphone alors qu’il est impossible de surveiller leurs faits et gestes dans ces lieux d'intimité. Le ministère, relayé avec insistance par certains rectorats, rappelle que les brouilleurs sont interdits dans les établissements. Enfin, les sanctions qui font suite aux cas avérés de fraude témoignent parfois d'une troublante mansuétude.

Si les personnels de direction, chefs de centre d'examen, sont résolus à lutter contre la fraude, si difficile que cela soit dans les conditions où ils se trouvent, le SNPDEN-UNSA souligne que l'évolution prévisible des
techniques posera inexorablement la question de la forme des examens : il devient nécessaire de cesser de contourner constamment cette question ".

samedi 28 mai 2011

l’ « Almanach 2011 du Dessin de Presse et de la Caricature »

Notre dessinateur attitré pour Direction, Pascal, présente 7 dessins dans l’ « Almanach 2011 du Dessin de Presse et de la Caricature » qui est désormais disponible dans les rayons des librairies.

"1000 dessins sont réunis dans le bel album vitrine de cette profession « poil à gratter » essentielle à la vie de notre démocratie, de cet art de l’image dessinée au deuxième degré, afin d’illustrer l’actualité de la façon la plus agréable et pertinente qui soit, à savoir, par le rire… "

Pour toute éventuelle question :
Jean-Michel Renault
Pour les Éditions Pat à Pan
Mobile : 06 10 64 35 74 – Mail : patapan@orange.fr -
Site perso : http://www.jeanmichelrenault.fr/

SNPDEN UNSA personnel de direction

Taxe d'apprentissage : encore un mauvais coup !

La loi de programmation sociale de 2005 fixait un objectif de 500 000 apprentis. Non seulement il ne sera pas atteint mais l’argent, déjà prélevé sur la taxe d’apprentissage pour le réaliser, en est détourné : le patronat semble plus empressé de l’utiliser pour conforter ses formations supérieures que pour développer des qualifications de niveau V !

Au CSE du 12 mai 2011, le SNPDEN a vigoureusement dénoncé et combattu le projet d’un nouveau décret visant à diminuer à nouveau de 7 points jusqu’en 2015 la part de la taxe réservée aux établissements qui accueillent les formations professionnelles et technologiques initiales.

C’est encore un nouveau coup qui conduira à un affaiblissement intéressé du service public au profit de marchands de formation qui ne s’intéressent qu’à ceux qui réussissent.

SNPDEN UNSA personnel de direction

vendredi 1 avril 2011

A bientôt sur le forum des personnels de direction !

Le nouveau site du SNPDEN, accessible à tous ceux qui s'intéressent à l'éducation, offre une page "actualités".

Aussi sur le nouveau site, le forum des personnels de direction, qui comprend un espace également accessible à tous, la "place publique". N'hésitez pas à nous rendre visite pour échanger, ensemble, sur l'actualité de l'éducation.

C'est enfin, bien sûr, un lieu privilégié pour préparer le concours de personnel de direction.

http://www.snpden.net/

jeudi 31 mars 2011

La préférence nationale n'est pas compatible avec le syndicalisme

L'UNSA a été un des artisans d'une déclaration commune syndicale (avec la CFDT, la CGT, la FSU et Solidaires). Ces organisations ne peuvent en effet rester indifférentes à l’utilisation de la situation sociale pour promouvoir certaines thèses dans le débat public. Ainsi, celle de la préférence nationale est antinomique avec les valeurs fondamentales du syndicalisme.

L’exclusion, le rejet de l’autre, le repli de la France sur elle-même et la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l’immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l’Histoire en témoigne, ne peuvent conduire qu’au pire.

mardi 15 mars 2011

Le 19 mars : soyons nombreux et visibles !

Pour assurer une meilleure visibilité de la profession, le SNPDEN a édité 400 drapeaux

Le 19 mars, le mouvement "Un pays, une école, notre avenir", auquel appartiennent le SNPDEN et l'UNSA-Education, appelle à des manifestations partout en France.

C'est l'occasion de faire entendre la voix des personnels de direction et d'exprimer notre mécontentement face à une politique dogmatique et irresponsable.

Retrouvez, sur le site du SNPDEN, l'heure et le lieu de la manifestation la plus proche.

lundi 14 mars 2011

Le nouveau site du SNPDEN est arrivé

A compter d'aujourd'hui, découvrez le nouveau site du SNPDEN aux couleurs du printemps (la mise en page se fera l'écho du dernier numéro de Direction).


La page d'accueil est accessible à tous avec des ressources d'informations générales, une rubrique de préparation au concours, etc.
Si vous êtes adhérent/e, vous vous identifiez (en haut à droite) pour pouvoir accéder à l'ensemble des fonctionnalités (notre navigateur peut enregistrer votre identification une fois pour toutes). De nouveaux menus et services s'affichent.

Parmi les nouveautés qui vous sont réservées : un forum pour débattre de la vie syndicale, donner son point de vue ou partager des idées et des expériences, une rubrique "services" avec la possibilité de petites annonces gratuites, etc ....

Evidemment, les liens avec le blog, les pages Facebook, Youtube ou Twitter du SNPDEN sont prévus.
Une présentation complète sera faite dans le prochain numéro de Direction.

Bonne découverte !

mercredi 9 mars 2011

Rentrée : démarches communes du SNPDEN avec le SE et la FCPE

Prolongeant l'action engagée dans les académies, le SNPDEN a initié au niveau national des démarches conjointes avec des organisations qui partagent avec lui l'indignation face aux conditions de la rentrée mais aussi de nombreux points de vue communs sur l'avenir de l'École.

> Avec le SE-UNSA, le SNPDEN a publié un communiqué commun dénonçant non seulement les conditions de la rentrée mais l'irrespect des textes et des engagements pris.


> Avec la FCPE, le SNPDEN a adressé un courrier conjoint demandant au ministère d'éclaircir ses intentions quant à l'avenir, en particulier au sujet des conditions de la rentée 2012.

Le SNPDEN invite les collègues à suivre son appel et celui de l'UNSA-Éducation à participer aux manifestations organisées dans les académies le samedi 19 mars.

jeudi 10 février 2011

Le BN élargi aux SA appelle à participer aux actions en cours

Le bureau national élargi aux secrétaires académiques qui s'est réuni le 9 février a apporté son soutien aux nombreuses actions en cours dans les académies et les départements. Il appelle les collègues à participer massivement à ces actions, décidées démocratiquement, au plus près du terrain et adaptées aux circonstances locales.
D'autre part, le SNPDEN est en contact avec d'autres organisations pour des démarches et des actions communes nationales au premier rang desquelles la journée d'action du 19 mars.

Enfin, les adhérents du SNPDEN vont recevoir une Lettre de Direction pour les inviter à contribuer à une action spécifique
Ne nous laissons pas faire !

mardi 1 février 2011

Le SNPDEN se prononce contre la circulaire sur la mise en œuvre de la loi Ciotti.

Au Conseil supérieur de l'Éducation, le SNPDEN s'est prononcé contre la circulaire sur la mise en œuvre de la loi Ciotti.


La suppression des allocations familiales en cas d’absence est une mesure déjà ancienne qui n’a guère fait la preuve de son efficacité sauf pour engorger établissements et services. Son caractère systématique (quatre demi-journées injustifiées dans le mois) ne règlera rien des décrochages scolaires, ne vise que ceux qui dépendent financièrement de ces allocations et débouchera rapidement sur des absurdités qu'on ne manquera pas de nous reprocher.

Le SNPDEN dénonce une politique qui loin de nous permettre de « vaincre absentéisme », se fonde sur l'emploi de la répression à tous propos envers les plus fragiles et nous entraîne dans une démarche qui n'est pas celle d'éducateurs.

lundi 24 janvier 2011

Des dotations indignes !

Les dotations sont actuellement diffusées auprès des établissements selon des calendriers et des modalités très variables mais partout l'indignation est la même.
Afin que chacun ait une vue générale de ce qui se passe, la Lettre de Direction va se faire régulièrement l’écho de l’action du SNPDEN dans les académies et les départements.

Pour commencer…

Rennes > Les collègues ont publié un communiqué commun où ils soulignent que "la gestion des moyens contredit ouvertement l’esprit des réformes en cours et nuit à leur mise en œuvre".

Strasbourg > C’est un courrier de protestation auprès de la rectrice qui a réuni les proviseurs sans leur souffler mot de ce qu’ils allaient découvrir le lendemain !

A suivre (hélas)….

mardi 18 janvier 2011

Le 22 janvier, indignez vous !

L’école publique n’est plus une priorité. Aux 16 000 suppressions du budget 2011 s’ajouteront à nouveau 16 000 supplémentaires au budget 2012.

Collèges réduits "au pain sec et à l'eau", engagements déjà non tenus sur les réformes des lycées, déshérence des questions de remplacement, formation des enseignants en ruine : le bilan est sombre pour l’école publique alors que les résultats de PISA 2009 sont un véritable réquisitoire à l'encontre des choix à courte vue faits depuis dix ans . Tout cela au nom des difficultés budgétaires : comment entendre cet argument quand, au même moment, l’enseignement privé bénéficie de largesses ostentatoires et parfaitement déplacées ?

L’indignation est dans l’air du temps. Le samedi 22 janvier, ce sera l'occasion de s'indigner en participant aux
mobilisations  qui auront lieu dans tous les départements à l'appel de l'UNSA-Education et des organisations groupées dans "un pays, une école, notre avenir".

lundi 10 janvier 2011

Signes religieux des stagiaires et apprentis : l'approche du SNPDEN validée

La loi de 2004 sur le port des signes religieux à l’école ne concerne que les élèves sous statut scolaire des EPLE. En revanche, les autres publics éventuellement accueillis dans les EPLE n’y sont pas soumis, ce qui peut soulever de grandes difficultés quand ils sont dans des locaux où ils côtoient un public scolaire.


Le ministère a finalement repris à son compte, sur ce dossier, l'analyse du SNPDEN : quand l’établissement d’accueil est un EPLE, « le port de signes religieux ostensibles semble devoir être interdit pendant les heures de présence conjointe d'apprentis et d'élèves sous statut scolaire » dans une réponse à la question d'un député.

En effet, si une mesure générale d’interdiction reste impossible en dehors du périmètre de la loi de 2004, la Convention européenne des droits de l'Homme autorise des restrictions à « la liberté de manifester sa religion » pour des « motifs de sécurité des personnes ou de respect de l'ordre public » (article 9-2).

Le ministère estime désormais que c’est le cas : « Lorsque ces différents publics sont amenés à se côtoyer dans un même lieu de formation, le respect de l'ordre public peut amener à imposer une identité de règle à l'ensemble des usagers de la formation dispensée en interdisant le port de signes religieux ostensibles. En revanche, hors du temps de présence des élèves sous statut scolaire, le port des signes religieux ne paraît pas pouvoir être interdit, sauf pour des raisons de sécurité ».

Cela rejoint les positions développées par le SNPDEN lors du congrès de Biarritz.

mardi 4 janvier 2011

Il faut faire respecter les textes !

Les arrêtés qui organisent désormais les secondes GT, les premières générales, STI2D et STL précisent (pour la première fois) le montant exact des « marges de manœuvres » laissées à la disposition des établissements. C’est le fruit d’un combat tenace du SNPDEN qui a fait accepter ses amendements par le ministère lors des CSE des 10 décembre 2009 et 1er avril 2010.


Le système s’étendra aux mêmes terminales l’an prochain. En revanche, les STG et les collèges restent dans l’ancien système d’attribution de moyens qui laisse le champ libre à l’iniquité et à l’arbitraire. Le SNPDEN milite pour d'autres méthodes d'attribution de moyens.

L’enseignement professionnel bénéficie également d’un système d’attribution de moyens théoriquement lui aussi « sécurisé » mais parfois malmené ou dénaturé.

En effet, aujourd’hui, il ne suffit plus d’avoir obtenu des textes favorables, il faut aussi les faire respecter et appliquer par les autorités académiques, ce qui ne va plus de soi…



Les textes

Voici les textes de référence dont l’application doit être exigée en matière de calcul des dotations

> Arrêté du 10 février 2009 pour le baccalauréat professionnel

> Arrêté du 27 janvier 2010 pour les secondes GT

> Arrêté du 27 janvier 2010 pour le cycle terminal général

> Arrêté du 27 mai 2010 pour le cycle terminal STI2D et STL



Les adhérents du SNPDEN reçoivent en parallèle une autre Lettre de Direction avec des calculs « clefs en mains » et des argumentaires pour faire face aux manœuvres les plus prévisibles …

lundi 3 janvier 2011

Le SNPDEN souhaite à tous une bonne année 2011.


Certes, elle ne se présente pas sous les meilleurs auspices. Pour le SNPDEN, c'est une motivation supplémentaire pour fédérer les énergies!

Tout au long de cette nouvelle année, le SNPDEN continuera à s'engager comme l’atteste la signature d’un agenda social,à veiller aux intérêts matériels et moraux de notre profession, à être avec les collègues dans les combats de tous les jours même les plus modestes, à faire valoir et respecter une certaine idée de notre métier dans le service public d'éducation, à faire entendre la voix des personnels de direction dans les lieux où s'élabore l'école de demain. 

Bonne année à toutes et à tous...
... et songez bien à compter vos "jours de repos" de 2011 dès ce 1er janvier !

jeudi 16 décembre 2010

Le SNPDEN obtient la réouverture des négociations sur les rémunérations


Le SNPDEN a obtenu la signature d’un protocole d’organisation du dialogue social avec le Ministre. Désormais, tous les ans, un cycle de négociations aura lieu notamment sur les rémunérations, les conditions d’exercice du métier, la carrière, le statut. 
Lors de la signature de ce protocole, le 15 décembre, Luc Chatel a indiqué qu’il avait entendu le SNPDEN, qu’il faisait des rémunérations des personnels de direction une priorité, même dans un contexte budgétaire difficile, et qu’il désirait une première conclusion rapide des discussions sur ce volet.
Le SNPDEN exprime le souhait que les autres organisations représentatives participent à ce protocole et puissent ainsi le rejoindre dans ces négociations.

vendredi 10 décembre 2010

DT Ulysse : encore une formidable application que le SNPDEN vous invite à mettre à la corbeille !

Vous n’avez pas encore entendu parler de DT Ulysse ? C’est une application informatique de remboursement des frais de déplacements (convocations, postes partagés). Un merveilleux produit, simple et intuitif, qui nécessite… quatre guides différents de « prise en main » d’un total de 106 pages.
Cette application demande au chef d’établissement de procéder personnellement à près d’une centaine de validations par mois par poste partagé ! Tout arrive sur sa boîte personnelle  (sans possibilité de délégation pourtant prévue par l’article R. 421-13 du Code de l’éducation). Mais ce n’est pas tout : cette application impose de s’engager individuellement en « certifiant » que les personnels ont effectivement participé à tout ce pour quoi ils se sont déplacés !
Tout cela au moment où le ministre vante l'école numérique : avec nos collègues d'A&I, nous avons dénoncé publiquement à cette occasion la dérive incontrôlée des systèmes d'information dans uncommuniqué commun.

Consignes d’action à tous ceux qui subissent DT-Ulysse :
ne pas utiliser DT-Ulysse ;
utiliser les anciennes procédures en mentionnant la phrase jointe : « Impossibilité d’utiliser DT-Ulysse car ne peux certifier l’activité hors de l’établissement et impossibilité de délégation contrairement à l’article R. 421-13 du Code de l’éducation » ;
> le travail étant fait, si des personnels ne sont pas remboursés, c’est que les autorités académiques auront fait ce choix.


En savoir plus > retrouvez toutes les motions du conseil syndical national des 22 et 23 novembre 2010. 


Les résultats de PISA 2009 confirment les effets de la dissolution de la volonté éducative dans notre pays


Ni catastrophiques, ni bons, les résultats de PISA 2009 maintiennent la France dans la moyenne. Certains indicateurs positifs peuvent même être soulignés comme l'amélioration des relations entre élèves et professeurs ou la moindre inhibition des élèves français devant le risque de faute.
Mais les résultats de PISA soulignent surtout les conséquences de l'évaporation d'une politique compréhensible de l'Éducation nationale qui, en dix ans, a changé six fois de priorités malgré le vote de la loi d'orientation en 2005. Outre que notre pays ne consacre plus à l'éducation les efforts que d'autres y consacrent (les dépenses d'éducation y ont progressé de 5 % en dix ans contre 25 % en moyenne dans l'OCDE), l'abandon de l'école aux mécanismes sociaux s'y traduit d'une façon brutale qui singularise la France. L'augmentation symétrique des meilleurs et des plus faibles, largement sur la base de leurs origines sociales, est un signal d'alarme.
C'est laisser ainsi s'organiser dès 15 ans une société éclatée où des jeunes qui n'ont plus rien en commun ne se croisent d'ailleurs plus. C'est laisser se développer un ressentiment que la violence du dernier "mouvement lycéen" a récemment rappelé en écho aux émeutes de 2005.
Les résultats de PISA témoignent d'une dégradation du fonctionnement de la société spécifique à notre pays car ce phénomène est loin d'être commun à l'ensemble de l'OCDE. Seul l'investissement dans une politique d'éducation stable permettrait d'enrayer cette évolution malsaine. Cela passe par l'implication active de l'État central dans ce qui relève de lui : la correction des inégalités sociales. Cela passe par une gouvernance moins chaotique de l'éducation basée sur plus de responsabilités pour les acteurs et une régulation ciblée. Cela passe aussi par moins de stress et moins de tri.

dimanche 28 novembre 2010

Masterisation et accueil des M1 et M2

Le SNPDEN rappelle que les EPLE n’ont pas pour mission première de former des étudiants au master. Selon le relevé de conclusions du 24 janvier 2007 publié au BO n° 8 du 2 février, cela relève du domaine conventionnel. C’est pourquoi l’accueil d’étudiants de M1/M2, dans le cadre de leur formation universitaire, ne peut s’effectuer qu'avec une convention. La signature de celle dernière doit impérativement être autorisée par le conseil d’administration conformément à l’article R.421-9 qui ne prévoit pas de dérogation à sa nécessaire approbation, même en cas de signature d’une convention cadre entre le recteur et l'université, ce qui n'engage pas les EPLE (la seule exception prévue pour ne pas consulter le CA, est celle de marchés : les M1/M2 font-ils l'objet d'un marché?).

En conséquence, le SNPDEN donne les consignes suivantes, dont le but n'est pas d'entraver l'accueil et la formation des étudiants mais de faire respecter l'État de droit :

Consignes d'action :
· exiger la production d’un cahier des charges réaliste des objectifs de formation des étudiants M1/M2 ;
· soumettre au CA le modèle de convention avec l’université annexant le cahier des charges ;
· conditionner l'accueil de tout étudiant de M1/M2 en EPLE au respect de la mise en œuvre
de cette règlementation.

En savoir plus > retrouvez toutes les motions du Conseil syndical national des 22 et 23 novembre 2010.

mardi 23 novembre 2010

Colloque La Laïcité au XXe siècle

Les sections académiques SNPDEN d’Ile de France organisent un grand colloque :
La Laïcité au XXIème siècle
le mardi 18 janvier 2011
à 16h00
Amphithéâtre du lycée Louis le Grand, 123, rue Saint Jacques 75005 Paris
métro Cluny ou RER Luxembourg

16h30 : Ouverture du colloque : Marie-Ange Henry
16h45-18h15 : intervention des trois conférenciers
- Catherine Kintzler, philosophe : Laïcité scolaire, souveraineté et culture critique
- Caroline Fourest, journaliste : L’idéal universaliste et laïque face à la montée des intégrismes
- Henri Pena Ruiz, philosophe et ancien membre de la commission Stasi : Définir la laïcité
sans ambiguïté : un enjeu majeur
18h15-19h : questions de la salle
19h : conclusion du colloque par Jean-Claude Lafay

Merci de vous inscrire
par mail : colloquelaicite@bv-snpden.org
par tél. : 01 44 38 78 89 (Melle BENAMOR, lycée Buffon)
ou par correspondance avec le bulletin ci-dessous
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Je souhaite participer au colloque Laïcité du 18 janvier 2011:
Nom : Prénom :
Académie :
Fonction : Établissement :
A retourner à J.C. Durand, lycée Buffon, 16 boulevard Pasteur 75015 PARIS
Précisez au dos de l’enveloppe: SNPDEN, colloque du 18 janvier

lundi 15 novembre 2010

ERS de Craon : un établissement de 3e catégorie sans adjoint !

Le SNPDEN avait exprimé de grandes réticences vis-à-vis des ERS : concentrer des élèves en difficulté de sociabilité au même endroit, quels que soient les efforts et les moyens déployés, est une évidente prise de risque dont on a pu vérifier la réalité au collège de Craon. 

Les ERS avaient été présentés comme une expérimentation pragmatique. Pour des raisons sans doute principalement idéologiques, le ministère, en minimisant les aspects négatifs et en écartant la recherche d'alternatives plus raisonnables, semble aujourd'hui avoir décidé que, quoi qu'il advienne, ce serait de toute façon une réussite .

Mais il est aussi consternant que des personnels enseignants puissent invoquer à ce sujet le "droit de retrait" pour stigmatiser encore davantage des élèves sur le seul fait qu'ils sont différents puisque ceux qui sont la cause des incidents ne sont plus à Craon. Cette situation souligne à la fois la grave fragmentation de la société française mais aussi la perte de repères éthiques de certains éducateurs.

Le SNPDEN salue le sang-froid avec lequel le principal, Bernard Pannetier, a dû faire face à cette situation de crise. En effet, alors même que le collège de Craon accueillait un ERS, cet établissement de 3° catégorie ne dispose toujours pas de chef d'établissement-adjoint, contrairement aux engagements pris par le ministère lors de la signature du relevé de conclusions du 24 janvier 2007. Le SNPDEN exige que cette situation soit rapidement régularisée à Craon comme dans tous les établissements de 3° catégorie sans direction complète.  

dimanche 7 novembre 2010

Le chef d'établissement adjoint... enfin


A l’occasion de la réécriture de l’article R. 421-13 du Code de l’éducation, le SNPDEN a fait valoir et obtenu une nouvelle description du rôle des personnels de direction occupant des fonctions d’adjoint, plus en phase avec les réalités et les évolutions souhaitées par nos mandats.  
Le chef d’établissement est désormais « secondé dans ses missions par un chef d’établissement-adjoint, membre de l’équipe de direction » au lieu de « secondé dans ses tâches pédagogiques, éducatives et administratives par un adjoint ».
C’est la reconnaissance de la profonde unicité des fonctions de direction et la vocation naturelle des chefs d’établissement-adjoints à participer effectivement et pleinement à la direction de l’EPLE.
D’autre part, le rôle du gestionnaire évolue, l’intégrant explicitement dans l’équipe de direction, lui confiant les fonctions administratives de l’EPLE et l’ancrant dans la Fonction publique de l’Etat. Ce dernier point est un enjeu d'importance partagé avec nos collègues d'A&I.
Ce n’est certes qu’un texte mais c’est la concrétisation d’une nouvelle approche qui peut modifier positivement nos façons de travailler. C’est aussi celle d’années de combat du SNPDEN pour faire reconnaître les adjoints comme des personnels de direction à part entière.
 Vingt-cinq ans après la création des EPLE, cette fois-ci, le censeur des études et l’économe, c’est vraiment fini !

mardi 19 octobre 2010

Conditions de travail : l'efficacité passe par un rassemblement majoritaire

Alors que le SNPDEN lui proposait de le rejoindre sur les actions concrètes déjà engagées sur les conditions d'exercice (Sconet 1 ,2, 3,masterisation, enquêtes, temps de travail, personnels) et attend toujours une réponse, I&D semble préférer s’agglomérer à FO, la CGT ou la FSU sur des thèmes propres à notre métier. Pourtant, chacun sait qu'en ce qui concerne notre profession, il s'agit de trois appendices plus ou moins artificiels d'organisations enseignantes coutumières de la dénonciation des personnels de direction traités de "petits chefs", de "contremaitres", de "caporaux" et autres amabilités. Elles se sont clairement prononcées contre l'autonomie des établissements et contre notre rôle pédagogique. Le comportement odieux de certaines de leurs sections syndicales empoisonne la vie quotidienne de centaines de collègues. Deux d'entre elles appellent ouvertement les lycéens au blocage des établissements ce qui est "apprécié" des collègues actuellement caillassés.
En ce qui concerne nos conditions de travail, le SNPDEN renouvelle, publiquement et devant toute la profession, son offre de convergences sur les actions engagées à ceux que les collègues ont démocratiquement désignés pour les représenter lors des élections. En effet, à quoi rime de reposer au ministère des questions déjà mille fois posées pour entendre les mêmes réponses évasives connues d'avance ? Le SNPDEN pense que les meilleures réponses seront celles que nous donnerons nous-mêmes, au niveau national comme dans les actions locales concrètement déjà conduites dans les académies et les départements. C’est comme cela que les choses avancent et c'est un rassemblement majoritaire sur du concret dont les collègues ont besoin.

vendredi 15 octobre 2010

les 25 ans de l'EPLE

Le SNPDEN en collaboration avec A&I et avec le concours de l’AFAE célébre les 25 ans du  décret créant nos EPLE le mercredi 24 novembre 2010 - Amphithéâtre de la MGEN.

Organisé autour de 3 thématiques, historique, évolutive et projective, il réunira différents acteurs qui ont été à l’origine de ce décret et qui ont eu à le faire vivre depuis 25 ans. Inspecteurs généraux, directeurs d’administration, présidents de collectivités, sociologues, journalistes et observateurs de la vie des établissements seront à nos côtés afin d’analyser la genèse, les évolutions et les perspectives qui se présentent à nous pour les prochaines années.
Philippe TOURNIER, secrétaire général du SNPDEN-UNSA, Jean-Yves ROCCA, secrétaire général de A&I-UNSA et Patrick GONTHIER, secrétaire général de l’UNSA-Education en tireront les premières conclusions au plan syndical.

Retenez donc, dès à présent, la date du mercredi 24 novembre 2010 à l’amphithéâtre de la MGEN (gare Montparnasse) pour cette journée de réflexion et d’échanges.

Un numéro spécial de l’AFAE sera édité et disponible à cette occasion, sur place. Les actes du colloque seront retracés.
La demande d’inscription s’effectue en adressant un courriel à l’adresse suivante : colloque25ansEPLE@snpden.net

Dès l’enregistrement de votre demande, le siège vous transmettra un bulletin d’inscription à nous retourner avec un chèque d’un montant de 20 € destinés à couvrir les frais d'organisation (salle et repas).

lundi 11 octobre 2010

Le SNPDEN condamne fermement tout blocage d'établissements


Lui-même engagé dans l'action au sujet des retraites, le SNPDEN condamne fermement les appels au blocage des lycées. Ce type d'action, dévastatrice pour le service public, suscitera surtout une division inutile du front syndical et risque d’affaiblir la légitimité du mouvement au lieu de l'élargir. 

Si les droits des lycéens, en particulier de réunion et de publication, doivent être respectés, le SNPDEN appelle à défendre fermement le service public qui est seul affecté par ces blocages. En effet, il n'y a pas de plus sûr moyen de travailler contre lui et en faveur de l'enseignement privé : le SNPDEN appelle les organisations lycéennes à plus de sens des responsabilités et plus d'imagination dans les formes d'actions.

Il demande également aux autorités de prendre leurs responsabilités. Si elles les fuient, les directions des établissements ne doivent pas hésiter à prendre les leurs comme, par exemple, fermer les établissements, y compris les internats, si les conditions normales de fonctionnement et de sécurité ne peuvent plus être assurées.

samedi 2 octobre 2010

Contrats aidés : la monoculture du zigzag (et du flou) !

De nombreux collègues découvrent actuellement, le plus souvent de manière fortuite, des suppressions de "contrats aidés", CAE, puis CUI . Alors que, dans le cadre du plan de relance gouvernemental,  les pressions avaient été parfois fortes pour conduire les EPLE à recruter des emplois aidés, ces mêmes établissements apprennent aujourd’hui que des supports vont disparaître en nombre significatif du fait des choix budgétaires contrairesà quelques années d'intervalle.

En effet, c'est la brusque décision du ministère du Budget de réclamer aux autres ministères un participation de 20 % puis de 30 % aux rémunérations des emplois aidés (au lieu de 10 % actuellement) qui est à l'origine de cette situation manifestement non anticipée.
Les réponses aux questions posées par les collègues sont invariablement du type « nous allons nous efforcer de trouver des solutions » ou encore « nous vous communiquerons prochainement des informations plus précises » mais, très concrètement, une fois de plus, les personnels de direction sont laissés seuls face aux graves conséquences organisationnelles mais surtout humaines de choix comptables désordonnés et de différends interministériels.
Face à cette situation, le SNPDEN est intervenu, en particulier à l'occasion de l'audience que Luc Chatel a accordée à l'UNSA-Education le 22 septembre. Une bonne nouvelle cependant : les AVS seraient "préservés" (il faut dire qu'on atteignait là un summum en matière d'incohérence

La première édition du Recueil juridique du SNPDEN est désormais disponible.

Ouvrage de droit appliqué de 500 pages, cette première édition du Recueil juridique du SNPDEN constitue un outil précieux pour les personnels de direction.

A partir de cas concrets, le plus souvent posés par les collègues, les auteurs ont cherché à analyser les textes applicables, les décisions des tribunaux, les positions d’autorités hiérarchiques.
Sans vouloir viser à l’exhaustivité, l’objectif a été de répertorier des situations exemplaires, dans le but non seulement de proposer des réponses rapides et efficaces à des problématiques souvent urgentes, mais aussi et surtout de prévenir, autant que faire se peut, l’émergence de telles difficultés, par une information qui se veut claire et ciblée.

Dans cet esprit, le Recueil juridique a été conçu pour être facilement accessible : un index thématique permet de retrouver aisément le dossier sur lequel on souhaite une analyse.

Pour le commander, il suffit de retourner au siège  le bon de commande et un chèque (frais de port inclus) d’un montant de :

 55 € pour les adhérents du SNPDEN + 5 € de frais de port soit 60 € au total.
 85 € pour les non adhérents + 5 € de frais de port soit 90 € au total.

Il est possible de passer commande par l’établissement scolaire (mandat administratif).