Ce blog reprend les "Lettres de Direction" susceptibles d'intéresser la communauté éducative
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lundi 28 novembre 2011

« Avec moins, peut-on encore faire bien ? »


 Education, justice, santé, sécurité : l’encadrement des services publics face aux restrictions

L’encadrement des services publics est partout confronté aux mêmes défis : comment assurer à la société le service de qualité qui lui est dû, même dans un environnement marqué par les restrictions et l’incertitude ? Qu’est-ce qui est encore possible et qu’est-ce qui ne l’est déjà plus ?
C’est autour de ces problématiques que le SNPDEN organise une table ronde animée par Maryline Baumard, journaliste, associant les représentants d’organisations professionnelles et de syndicats de l’encadrement de l’éducation, de la justice, de la santé et de la sécurité.
A&I (cadres administratifs), le SIEN et le SNIA (inspecteurs), le SMPS (hôpitaux), le syndicat des commissaires (intérieur) et l'UNSA-Police (sécurité) ont annoncé leur participation à cette table ronde.
Profitez-en pour signer en ligne la pétition de la Mutualité Française "Non à la taxe sur la santé" !
Tous les adhérents qui en ont la possibilité sont invités à nous rejoindre pour ce grand rassemblement à la MGEN

mercredi 5 octobre 2011

Mais où est passé le Ministère ?


Le 2 octobre est paru un décret interministériel qui concerne la restauration scolaire (mais sans la signature du ministère de l'Education nationale!) d'application "immédiate" (donc théoriquement depuis lundi). Il impose des normes très strictes que détaille un arrêté (où notre ministère refait surface : ouf!). Au moment où l'on parle de "gouvernance", on peut s'étonner d'un fonctionnement aussi chaotique des pouvoirs publics qui semblent surtout en compétition ! On s'étonne aussi que notre ministère, si activiste quant aux internats (compétence pourtant transférée aux collectivités), n'ait pas trouvé le temps de la moindre communication à ce sujet : considère-t-il que les EPLE ne sont plus sous sa tutelle ?


L’application de ce décret risque de passer  par une augmentation notable du prix des repas car fruits de saison, légumes verts de proximité et laitages ont un coût parfois difficile à intégrer dans un équilibre financier de demi-pension. Mais ce détail n’est pas l’affaire des auteurs de ce décret !

Le SNPDEN a pris contact avec l’ARF (régions) et l’ADF (départements) pour en tirer les conséquences.

Dans l’immédiat : retirez sauces, sel et mayonnaise en libre-service. En revanche, pain et eau à volonté : une générosité bien dans le style de l’époque !

jeudi 16 juin 2011

La question des examens : une intervention de Philippe Tournier sur Educpro.fr

« La triche officialisée, c’est la calculatrice »


Proviseur au lycée Marcelin-Bertellot de Saint-Maur (94), Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN-UNSA (Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale), tire la sonnette d’alarme sur le problème de la triche au lycée. D’après lui, le problème va aller en s’aggravant, et l’école doit agir vite afin de prendre en compte l’évolution des nouvelles technologies.

La triche est-elle devenue un problème au lycée ?

La législation actuelle n’est pas adaptée aux nouvelles technologies. La triche officialisée, c’est la calculatrice. Cela fait quelque temps qu’on peut intégrer dans sa calculatrice des données sans rapport avec les calculs, son cours, des exercices par exemple. C’est bien pour ça que la calculatrice est interdite dans d’autres matières. Le problème est que, si l’on n’autorise plus la calculatrice en sciences, il faut changer le programme de mathématiques et de physique-chimie.

Une solution serait d’acheter des calculatrices de base qui seraient la même pour tous. Cela a été un temps suggéré puis abandonné faute de moyens sans doute. En attendant, on maintient une situation hypocrite.

La généralisation des smartphones a-t-elle amplifié le phénomène ?

Tout à fait. On a beau surveiller les candidats, leur demander de poser leur sac au fond de la classe, comment lutter contre celui qui va aux toilettes avec son téléphone pour regarder des cartes, trouver des citations, des définitions, un corrigé, voire envoyer un texto. On ne peut pas faire de fouille intégrale à l’entrée des toilettes !

Ce n’est d’ailleurs pas un problème uniquement français, tous les pays sont soumis aux mêmes difficultés. Mais seule la France est confrontée à ce point. Car, en France, l’écrit est généralisé aux examens. Dans d’autres pays, la place de l’oral a plus d’importance, à l’occasion de l’entrée dans l’enseignement supérieur notamment. C’était le cas en France aussi à la création du bac, mais peu à peu l’écrit a supplanté l’oral car c’était devenu trop coûteux.

Que préconisez-vous pour lutter contre la triche ?

La forme des épreuves doit être rapidement repensée car le problème va aller en s’aggravant. L’école doit prendre en compte l’évolution des nouvelles technologies. On ne peut pas faire comme si rien n’avait changé, c’est un combat perdu d’avance. C’est comme la Sorbonne qui était contre l’imprimerie au XVe siècle. De toute façon, est-ce qu’il est toujours utile de déployer un système aussi cher et lourd que le bac en termes d’organisation, pour un examen qu’on obtient dans 85 % des cas. Si au moins cela permettait de vérifier que les candidats ont acquis des connaissances, mais ce n’est même pas le cas. La preuve, le bac n’apporte même pas la certitude qu’un bachelier est capable de faire une dissertation.

Je pense qu’il serait préférable de garder seulement trois épreuves avec les matières principales, sous forme d’oral, le reste pourrait être noté en contrôle continu comme l’EPS (éducation physique et sportive) actuellement. Il faudrait que ce soit un oral sans préparation, pour éviter que les élèves sortent leurs antisèches. Le problème est que François Fillon avait déjà proposé un bac en contrôle continu, et s’était heurté à l’époque à la fronde des étudiants. C’est dommage, car c’est une peur irrationnelle. En effet, lorsque les élèves de terminale postulent dans l’enseignement supérieur, les notes du bac ne sont pas encore connues. Seules celles des bulletins sont prises en compte.

lundi 3 janvier 2011

Le SNPDEN souhaite à tous une bonne année 2011.


Certes, elle ne se présente pas sous les meilleurs auspices. Pour le SNPDEN, c'est une motivation supplémentaire pour fédérer les énergies!

Tout au long de cette nouvelle année, le SNPDEN continuera à s'engager comme l’atteste la signature d’un agenda social,à veiller aux intérêts matériels et moraux de notre profession, à être avec les collègues dans les combats de tous les jours même les plus modestes, à faire valoir et respecter une certaine idée de notre métier dans le service public d'éducation, à faire entendre la voix des personnels de direction dans les lieux où s'élabore l'école de demain. 

Bonne année à toutes et à tous...
... et songez bien à compter vos "jours de repos" de 2011 dès ce 1er janvier !

vendredi 10 décembre 2010

DT Ulysse : encore une formidable application que le SNPDEN vous invite à mettre à la corbeille !

Vous n’avez pas encore entendu parler de DT Ulysse ? C’est une application informatique de remboursement des frais de déplacements (convocations, postes partagés). Un merveilleux produit, simple et intuitif, qui nécessite… quatre guides différents de « prise en main » d’un total de 106 pages.
Cette application demande au chef d’établissement de procéder personnellement à près d’une centaine de validations par mois par poste partagé ! Tout arrive sur sa boîte personnelle  (sans possibilité de délégation pourtant prévue par l’article R. 421-13 du Code de l’éducation). Mais ce n’est pas tout : cette application impose de s’engager individuellement en « certifiant » que les personnels ont effectivement participé à tout ce pour quoi ils se sont déplacés !
Tout cela au moment où le ministre vante l'école numérique : avec nos collègues d'A&I, nous avons dénoncé publiquement à cette occasion la dérive incontrôlée des systèmes d'information dans uncommuniqué commun.

Consignes d’action à tous ceux qui subissent DT-Ulysse :
> ne pas utiliser DT-Ulysse ;
> utiliser les anciennes procédures en mentionnant la phrase jointe : « Impossibilité d’utiliser DT-Ulysse car ne peux certifier l’activité hors de l’établissement et impossibilité de délégation contrairement à l’article R. 421-13 du Code de l’éducation » ;
> le travail étant fait, si des personnels ne sont pas remboursés, c’est que les autorités académiques auront fait ce choix.


En savoir plus > retrouvez toutes les motions du conseil syndical national des 22 et 23 novembre 2010. 


dimanche 7 novembre 2010

Le chef d'établissement adjoint... enfin


A l’occasion de la réécriture de l’article R. 421-13 du Code de l’éducation, le SNPDEN a fait valoir et obtenu une nouvelle description du rôle des personnels de direction occupant des fonctions d’adjoint, plus en phase avec les réalités et les évolutions souhaitées par nos mandats.  
Le chef d’établissement est désormais « secondé dans ses missions par un chef d’établissement-adjoint, membre de l’équipe de direction » au lieu de « secondé dans ses tâches pédagogiques, éducatives et administratives par un adjoint ».
C’est la reconnaissance de la profonde unicité des fonctions de direction et la vocation naturelle des chefs d’établissement-adjoints à participer effectivement et pleinement à la direction de l’EPLE.
D’autre part, le rôle du gestionnaire évolue, l’intégrant explicitement dans l’équipe de direction, lui confiant les fonctions administratives de l’EPLE et l’ancrant dans la Fonction publique de l’Etat. Ce dernier point est un enjeu d'importance partagé avec nos collègues d'A&I.
Ce n’est certes qu’un texte mais c’est la concrétisation d’une nouvelle approche qui peut modifier positivement nos façons de travailler. C’est aussi celle d’années de combat du SNPDEN pour faire reconnaître les adjoints comme des personnels de direction à part entière.
 Vingt-cinq ans après la création des EPLE, cette fois-ci, le censeur des études et l’économe, c’est vraiment fini !

mardi 19 octobre 2010

Conditions de travail : l'efficacité passe par un rassemblement majoritaire

Alors que le SNPDEN lui proposait de le rejoindre sur les actions concrètes déjà engagées sur les conditions d'exercice (Sconet 1 ,2, 3,masterisation, enquêtes, temps de travail, personnels) et attend toujours une réponse, I&D semble préférer s’agglomérer à FO, la CGT ou la FSU sur des thèmes propres à notre métier. Pourtant, chacun sait qu'en ce qui concerne notre profession, il s'agit de trois appendices plus ou moins artificiels d'organisations enseignantes coutumières de la dénonciation des personnels de direction traités de "petits chefs", de "contremaitres", de "caporaux" et autres amabilités. Elles se sont clairement prononcées contre l'autonomie des établissements et contre notre rôle pédagogique. Le comportement odieux de certaines de leurs sections syndicales empoisonne la vie quotidienne de centaines de collègues. Deux d'entre elles appellent ouvertement les lycéens au blocage des établissements ce qui est "apprécié" des collègues actuellement caillassés.
En ce qui concerne nos conditions de travail, le SNPDEN renouvelle, publiquement et devant toute la profession, son offre de convergences sur les actions engagées à ceux que les collègues ont démocratiquement désignés pour les représenter lors des élections. En effet, à quoi rime de reposer au ministère des questions déjà mille fois posées pour entendre les mêmes réponses évasives connues d'avance ? Le SNPDEN pense que les meilleures réponses seront celles que nous donnerons nous-mêmes, au niveau national comme dans les actions locales concrètement déjà conduites dans les académies et les départements. C’est comme cela que les choses avancent et c'est un rassemblement majoritaire sur du concret dont les collègues ont besoin.

lundi 11 octobre 2010

Le SNPDEN condamne fermement tout blocage d'établissements


Lui-même engagé dans l'action au sujet des retraites, le SNPDEN condamne fermement les appels au blocage des lycées. Ce type d'action, dévastatrice pour le service public, suscitera surtout une division inutile du front syndical et risque d’affaiblir la légitimité du mouvement au lieu de l'élargir. 

Si les droits des lycéens, en particulier de réunion et de publication, doivent être respectés, le SNPDEN appelle à défendre fermement le service public qui est seul affecté par ces blocages. En effet, il n'y a pas de plus sûr moyen de travailler contre lui et en faveur de l'enseignement privé : le SNPDEN appelle les organisations lycéennes à plus de sens des responsabilités et plus d'imagination dans les formes d'actions.

Il demande également aux autorités de prendre leurs responsabilités. Si elles les fuient, les directions des établissements ne doivent pas hésiter à prendre les leurs comme, par exemple, fermer les établissements, y compris les internats, si les conditions normales de fonctionnement et de sécurité ne peuvent plus être assurées.