Ce blog reprend les "Lettres de Direction" susceptibles d'intéresser la communauté éducative
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jeudi 8 mars 2012
Un tour de force : la formation des enseignants réduite à néant et sans faire d'économie !
La Cour des comptes est sans appel : la "réforme" de la formation des enseignants n’a atteint aucun des objectifs qui lui étaient assignés. La « masterisation », en supprimant quelques 9.500 équivalents temps plein, aurait pu rapporter 707 millions mais elle ne rapportera que 370 millions une fois déduites les indemnités des tuteurs, la revalorisation des débuts de carrière, les bourses au mérite (et sans compter les deux années d’études supplémentaires en master mais c'est un autre ministère qui paie!). Soit une économie décisive de 0,6% du budget de l’Éducation...
La Cour des comptes épingle également l’organisation de la formation et son contenu ; elle demande des décharges horaires pour les professeurs stagiaires en fonction des difficultés des postes, un recueil des besoins en formation et des masters d’enseignement construits à partir de référentiels précis. Elle propose que la place du concours soit modifiée « de façon que les étudiants n’aient pas été formés, en cas d’échec, à un métier qu’ils ne pourront exercer ». Ce que demande l'UNSA depuis le début...
Sans parler de la grave désaffection pour les concours qui semble se confirmer et qui compromet à terme la qualité du recrutement.
Et, en guise de conclusion, citons les dix mots-clefs retenus par les formateurs faisant le bilan de la première année de mise en œuvre de la « masterisation » : travail, fatigue, stress, évaluation, formation, surcharge, étudiants, gâchis, recherche, urgence.
Pour l'UNSA-Education, enseigner est un métier qui s'apprend et des enseignants formés au monde qui les entoure est une clef de la réussite des élèves.
dimanche 28 novembre 2010
Masterisation et accueil des M1 et M2
Le SNPDEN rappelle que les EPLE n’ont pas pour mission première de former des étudiants au master. Selon le relevé de conclusions du 24 janvier 2007 publié au BO n° 8 du 2 février, cela relève du domaine conventionnel. C’est pourquoi l’accueil d’étudiants de M1/M2, dans le cadre de leur formation universitaire, ne peut s’effectuer qu'avec une convention. La signature de celle dernière doit impérativement être autorisée par le conseil d’administration conformément à l’article R.421-9 qui ne prévoit pas de dérogation à sa nécessaire approbation, même en cas de signature d’une convention cadre entre le recteur et l'université, ce qui n'engage pas les EPLE (la seule exception prévue pour ne pas consulter le CA, est celle de marchés : les M1/M2 font-ils l'objet d'un marché?).
En conséquence, le SNPDEN donne les consignes suivantes, dont le but n'est pas d'entraver l'accueil et la formation des étudiants mais de faire respecter l'État de droit :
Consignes d'action :
· exiger la production d’un cahier des charges réaliste des objectifs de formation des étudiants M1/M2 ;
· soumettre au CA le modèle de convention avec l’université annexant le cahier des charges ;
· conditionner l'accueil de tout étudiant de M1/M2 en EPLE au respect de la mise en œuvre
de cette règlementation.
En savoir plus > retrouvez toutes les motions du Conseil syndical national des 22 et 23 novembre 2010.
jeudi 16 septembre 2010
Mastérisation : pas de départs sans remplacements
Cette rentrée est marquée par l’arrivée de nouveaux « enseignants » nommés là pour 18h, ailleurs pour 16h ou 15h, ou encore 12h ou moins ... au gré des besoins et des budgets académiques.
Le SNPDEN rappelle son opposition, dès le début, à cette réforme qui appauvrit la formation des enseignants et dégradera donc la qualité de l’enseignement. Il appelle les directions à protéger en priorité le fonctionnement des EPLE en exigeant, comme s’y est engagé le ministre, le remplacement « à la première heure » des stagiaires pour d’éventuelles formations. Dans le cas contraire, il faut refuser le départ des stagiaires : la direction a autorité sur les personnels et doit veiller à la qualité de l’enseignement dans l’établissement (article R. 421-10 du Code de l’éducation).
Le SNPDEN rappelle son opposition, dès le début, à cette réforme qui appauvrit la formation des enseignants et dégradera donc la qualité de l’enseignement. Il appelle les directions à protéger en priorité le fonctionnement des EPLE en exigeant, comme s’y est engagé le ministre, le remplacement « à la première heure » des stagiaires pour d’éventuelles formations. Dans le cas contraire, il faut refuser le départ des stagiaires : la direction a autorité sur les personnels et doit veiller à la qualité de l’enseignement dans l’établissement (article R. 421-10 du Code de l’éducation).
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