Ce blog reprend les "Lettres de Direction" susceptibles d'intéresser la communauté éducative
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jeudi 21 juin 2012

Enfin une réforme des retraites ...


…. qui est un vrai progrès et non une régression. Le décret adopté en Conseil des ministres le 6 mai rétablit le droit au départ en retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans et ayant cotisé 41 annuités (génération 1952), soit au moins cinq trimestres à la fin de l’année civile de leurs vingt ans .
Ce texte élargit le dispositif «carrières longues», qui ne concernait que les personnes ayant commencé à travailler avant 18 ans, et l’exigence de huit trimestres de cotisation supplémentaires est supprimée.
En outre, le décret permettra de comptabiliser deux trimestres supplémentaires de congés de maternité, ainsi que 2 trimestres de chômage (ce qui n’était pas le cas).
Ce décret rétablit donc une certaine équité pour les femmes et les salariés ayant commencé à travailler très jeunes.
Sous réserve de validation par le Conseil d’Etat, ces nouvelles dispositions entreront en vigueur le 1er novembre prochain.
Nous publierons le détail du texte et ses conséquences concrètes sur les nouvelles dates de départ possible, dans un prochain numéro de Direction.
                                                                                                                            
En savoir plus ? Philippe Girardy suit le dossier "retraites et protection sociale" au BN.

mercredi 30 mai 2012

Congrès de Lille - Commission "Education & pédagogie"



La logique de sélection des élèves à l’œuvre dans notre système éducatif aboutit à un renforcement des inégalités scolaires et sociales. La réflexion du SNPDEN-UNSA, dans le cadre des travaux de son Xème congrès, a permis de revisiter l’architecture de notre école au regard des besoins d’élévation intellectuelle globale, d’épanouissement et d’équité entre les élèves, exprimés par la population et indispensables aux évolutions de notre pays . La mixité scolaire et sociale constitue des facteurs essentiels au développement des potentiels des élèves et au savoir vivre ensemble. 
Le « Réseau de l’école du socle commun » doit fédérer la formation des élèves tout au long de la scolarité obligatoire : former aux apprentissages fondamentaux, aux valeurs et aux attitudes nécessaires à tout citoyen. Une redéfinition de l’éducation prioritaire articulée autour de territoire et d’un pilotage en réseau est une nécessité.
Les missions de service public doivent être assurées au sein de l’Education nationale : la diversité des voies de formation encouragée dans les EPLE, notamment par le biais de l’apprentissage public, et la  formation tout au long de la vie structurée par des dispositifs adaptés et ancrés dans les établissements, ce que ne permet pas l’actuel projet de GIP GRETA. 
Les liens entre le lycée et les établissements d’enseignement supérieur  sont à renforcer ; accroître l’autonomie et la responsabilisation des élèves pour donner sens à cette préparation. Les coopérations pédagogiques entre les formations post-bac, impulsées dans chaque académie, dans le respect de l’autonomie des universités comme des EPLE, participent à l’efficience de cette articulation.  
La formation des enseignants doit nécessairement s’ancrer dans  ces missions nouvelles, le contexte de l’établissement et de son projet constituant des éléments déterminants à l’exercice du métier d’enseignant. Dans ce cadre, l’évaluation des personnels par la direction est légitime si elle se prolonge d'un regard croisé avec l’expertise didactique des corps d’inspection.

jeudi 16 février 2012

Les 6550 suppressions d’emplois dans le 2nd degré : du "macro" au "micro" !



La situation semble très contrastée selon les établissements et les territoires mais partout ce sera bien à la direction d'assurer la rentrée au prix de contorsions bien éloignées des préoccupations pédagogiques.

Cette année, c’est le lycée professionnel qui paiera le plus lourd tribut au prétexte de la phase finale de la mise en place de la réforme de la voie professionnelle. Une réforme dénaturée par des contraintes de gestion qui obligent au regroupement de sections, à la diminution drastique de l’accompagnement personnalisé, à l’absence des passerelles qui devaient permettre d’atteindre le bac pro en 4 ans au lieu de 3 et à la suppression de CAP.
Les dotations des collèges ne pouvaient souvent guère tomber plus bas et ne laissent aucune marge d’autonomie et celles des lycées varient au gré de règles  qui ont en commun de ne guère respecter les textes...

C’est pour cela que le SNPDEN veut que la cohérence, la prévisibilité et la transparence soient la règle dans les dotations aux EPLE, en particulier par la mise en place des "trois corbeilles" : une selon les horaires nationaux de la structure, une laissée à la responsabilité de l'EPLE, une liée aux politiques territoriales et sociales.

lundi 26 septembre 2011

La scolarisation des 15-19 ans a reculé


Le 27 septembre, soyons nombreux à participer aux manifestations. Et pas seulement au sujet des suppressions mais aussi d'une politique éducative à la dérive comme vient de le révéler l’OCDE  : la scolarisation des 15-19 ans a reculé en France, passant de 89 % à 84 %, alors qu’elle augmente ailleurs. Une évolution gravissime qui touche en premier les plus exposés comme l’a montréel’enquête publiée par le SNPDEN.

Ci-dessous : l'évolution du H/E à cette rentrée croisée avec le profil sociologique des établissements. Cela vaut tous les discours…


type
H/E2011
Evolution
du H/E
très favorisé
1,22
 + 0,43
un peu favorisé
1,26
- 0,63
moyen
1,41
- 1,70
un peu défavorisé
1,56
- 2,50
très défavorisé
1,56
- 2,39

mardi 21 juin 2011

Collège : le retour des lubies obscurantistes ?

L’évaluation nationale en fin de 5ème, annoncée par la circulaire de rentrée, soulève l’hostilité des syndicats de l’UNSA dont le SNPDEN : une évaluation en fin d’année scolaire ne permet pas aux équipes pédagogiques une prise en compte individualisée des élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage.

Maintenant, c’est le projet de loi Charpion qui prévoit la possibilité de l’apprentissage à 14 ans, certes avec des précautions mais laisse entrevoir la volonté de réintroduire des paliers d’orientation au collège. D’ailleurs, les milieux fondamentalistes de l’éducation se réjouissent bruyamment.

Le SNPDEN considère que le DIMA est suffisant pour permettre à un élève de suivre un parcours spécifique mais dans la logique du socle commun et sous la responsabilité de son collège.

lundi 15 novembre 2010

ERS de Craon : un établissement de 3e catégorie sans adjoint !

Le SNPDEN avait exprimé de grandes réticences vis-à-vis des ERS : concentrer des élèves en difficulté de sociabilité au même endroit, quels que soient les efforts et les moyens déployés, est une évidente prise de risque dont on a pu vérifier la réalité au collège de Craon. 

Les ERS avaient été présentés comme une expérimentation pragmatique. Pour des raisons sans doute principalement idéologiques, le ministère, en minimisant les aspects négatifs et en écartant la recherche d'alternatives plus raisonnables, semble aujourd'hui avoir décidé que, quoi qu'il advienne, ce serait de toute façon une réussite .

Mais il est aussi consternant que des personnels enseignants puissent invoquer à ce sujet le "droit de retrait" pour stigmatiser encore davantage des élèves sur le seul fait qu'ils sont différents puisque ceux qui sont la cause des incidents ne sont plus à Craon. Cette situation souligne à la fois la grave fragmentation de la société française mais aussi la perte de repères éthiques de certains éducateurs.

Le SNPDEN salue le sang-froid avec lequel le principal, Bernard Pannetier, a dû faire face à cette situation de crise. En effet, alors même que le collège de Craon accueillait un ERS, cet établissement de 3° catégorie ne dispose toujours pas de chef d'établissement-adjoint, contrairement aux engagements pris par le ministère lors de la signature du relevé de conclusions du 24 janvier 2007. Le SNPDEN exige que cette situation soit rapidement régularisée à Craon comme dans tous les établissements de 3° catégorie sans direction complète.  

jeudi 24 juin 2010

Socle commun et DNB : sortir des contradictions actuelles !



La semaine prochaine, ce seront les épreuves du DNB (Diplôme national du Brevet) devenu aussi inutilement compliqué que le Baccalauréat.
C’est ce qu’a dénoncé le SNPDEN lors d’une rencontre avec le ministère au sujet du « socle commun de connaissances et de compétences » auquel il a renouvelé son attachement. Cependant, la superposition de plusieurs logiques d’évaluation n’a pas de sens et alourdit considérablement la tâche des établissements.
Nous demandons que l’obtention du DNB repose sur la validation du socle commun de connaissances et de compétences. Seuls, les élèves n’obtenant pas cette validation doivent être soumis à des épreuves terminales.
Le socle doit s’inscrire impérativement dans une continuité de la scolarité obligatoire que doit faciliter un livret dématérialisé .
En Conseil supérieur de l’Education, réuni le 3 juin et malgré le caractère manifestement inabouti de la réflexion, le SNPDEN s’est prononcé favorablement sur une attestation globale à partir d’items validés.
Nous rappelons que les Attestations de Sécurité Routière (ASSR) et de Premiers Secours (PSC1) ne sont pas exigibles pour l’obtention du DNB. Durant l’année scolaire 2010-2011, le SNPDEN veut lancer une grande réflexion collective sur le collège dont nous avons besoin.

mardi 13 avril 2010

Le SNPDEN appelle à une réforme profonde du collège


Le SNPDEN a toujours apporté son appui à la mise en œuvre du socle commun des connaissances et des compétences, prévu par la loi d’orientation de 2005. Une commission parlementaire s’étonne qu’il fasse l’objet d’une si molle implication du ministère dans un rapport qui vient d’être rendu public.
Les parlementaires préconisent notamment des évolutions du diplôme national du brevet (DNB). Ces préconisations ne peuvent que rencontrer un accueil favorable des personnels de direction qui souhaitent plus de lisibilité et de simplicité pour cet examen devenu d’une complexité disproportionnée.
Le SNPDEN estime que notre pays ne peut pas maintenir deux systèmes de certification aux logiques contradictoires : la validation du socle commun doit l’emporter sur un examen devenu effectivement «baroque», pour reprendre l’expression du rapporteur Jacques Grosperrin. Les épreuves ponctuelles du DNB devraient être simplement réservées aux élèves dont les compétences du socle commun n’auraient pas été validées ou à la valorisation de compétences spécifiques.
Après les réformes des lycées, le SNPDEN appelle à une réforme profonde du collège reconstruit autour du socle commun et laissant aux établissements la possibilité de prendre en charge la diversité de leurs élèves. Nous en sommes encore loin…