Ce blog reprend les "Lettres de Direction" susceptibles d'intéresser la communauté éducative

mercredi 31 mars 2010

"Revalorisation" des retraites au 1er avril : hélas non, ce n'est pas une farce ...


Le 1er avril, les pensions de retraite vont être revalorisées de 0,9% (et le tarif du gaz de 9,7%) : cherchez l'erreur ...

Comme l’an dernier, le gouvernement instille la "revalorisation négative" : alors qu'il avait prévu une inflation de + 0,4 %, en 2009, elle n'aurait été "que" de  + 0,1 %... Il déduit donc ce "trop-perçu" de la prévision d'inflation pour 2010 (+ 1,2 %) pour aboutir à une "revalorisation" des pensions de + 0,9% ( 1,2% - 0,3%)  au 1er avril 2010 ("oubliant", une nouvelle fois, les 4 mois du début de l'année  de janvier à avril).
Alors que le Président de la République avait annoncé qu'il "n'était pas question de baisser les retraites", lors des discussions qui vont s'ouvrir après la publication du rapport du COR, le 15 avril (actualisation des données financières de 2007), le SNPDEN se retrouve dans lecommuniqué  publié par l 'ensemble des organisations syndicales dès l'annonce de cette mauvaise nouvelle.
Avec l'UNSA, le SNPDEN continuera de réclamer, comme lors de son Congrès de Biarritz, la création d'un indice reflétant la consommation quotidienne des ménages (on ne change pas de voiture ou d’écran plat tous les jours...).

Votre interlocuteur sur les retraites est Philippe Girardy, chargé des droits sociaux au SNPDEN.

mercredi 17 mars 2010

Le SNPDEN appelle à manifester le 23 mars


Le SNPDEN et l’UNSA-Education, ainsi que quatre autres organisations (CFDT, CGT, FSU et Solidaires), appellent, le 23 mars, à se mobiliser pour l’emploi, les salaires, les services publics et les retraites . Dans la Fonction publique, dans l’éducation, les raisons d’agir ne manquent pas : budgets en régression, désorganisation des services, déstabilisation des personnels,  menaces à peine dissimulées sur les retraites. Le gouvernement  conduit une politique qui malmène les services publics, désorganise notre pays et galvaude l’idée de réformes. 

L’appel intersyndical prend tout son sens : « Le gouvernement n’a apporté aucune réponse concrète sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les conditions de travail et les politiques publiques. Il renvoie la question des chômeurs en fin de droits à une concertation avec le secrétaire d’État à l’emploi. Alors que les organisations syndicales ont récemment dénoncé les atteintes au statut général des fonctionnaires, le gouvernement ne dit rien non plus sur le malaise dans la Fonction publique. Au nom de la révision générale des politiques publiques, il supprime des emplois au détriment des missions des services publics. Les rendez-vous fixés par le président de la République et les négociations avec le patronat doivent être l’occasion d’apporter des solutions favorables aux salariés. La situation économique et sociale nécessite l’intervention convergente des salariés du public comme du privé, des retraités, des privés d’emplois, pour porter avec force leurs attentes et défendre leurs intérêts communs. »

Le 23 mars, les personnels de direction du SNPDEN seront présents lors des manifestations avec l’UNSA (la manifestation nationale partira de la place de la République à Paris à 14h. Les SA et les SD vous communiqueront les dates et heures des manifestations régionales ou départementales).



















Le remplacement : encore une fois, le ministère se défausse…


Le "plan" sur le remplacement annoncé par Luc Chatel consiste à renvoyer la responsabilité sur les rectorats et les établissements (est-ce bien à un ministère qui reconnaît ne pas pouvoir régler le problème de se mêler de l'organisation des établissements en voulant qu’ils désignent un "pilote" ?).

Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, le problème du remplacement est bien celui de la suppression de milliers de postes de TZR (3000 en 2009). Ainsi, le taux de 91% de remplacements de plus de quinze jours, triomphalement présenté, signifie qu'un remplacement de longue durée sur dix n'est plus assuré ! Mais pas un mot sur l’exploit que sont les 20% de remplacements de moins de quinze jours que les établissements réussissent à assurer sur la seule base du volontariat des professeurs déjà sur-sollicités.
Seule mesure positive, l'abolition du délai de carence de 15 jours sauf qu'elle risque de rester le plus souvent lettre morte faute de "vivier". Mais voilà la nouvelle solution miraculeuse : l'appel aux étudiants de M2. Sans même parler de l’absence de formation, imagine-t-on un étudiant préparant son M2, passant des concours (qui ont justement lieu quand on a le plus besoin de remplacements), faisant un stage d’observation en établissement, manquer ses propres heures de cours pour assurer un remplacement dans un collège rural loin de l'université ou dans un établissement sensible nécessitant plusieurs heures de transport ?
En revanche, le SNPDEN soulève la question non traitée de la prosaïque prise en charge, en particulier en collège, des élèves au moment même des absences imprévues, travail qui retombe généralement sur la Vie scolaire sans moyens supplémentaires. 

jeudi 25 février 2010

Les assistants d’éducation ne sont pas des agents de sécurité







Le SNPDEN a été conduit à fréquemment intervenir sur la question de la sécurité dans les établissements scolaires ces dernières semaines à la suite des incidents qu’ont connus les lycées Adolphe Chérioux à Vitry et Guillaume Apollinaire à Thiais.

A ces occasions, le SNPDEN a défendu une approche rationnelle et non émotive de ces problématiques complexes trop souvent instrumentalisées. Ainsi, comme l’avait abordé le 
congrès de Biarritz, la question de la sûreté et celle de l’éducation doivent être traitées distinctement si l’on veut progresser plus efficacement.

Si la question de l'éducation passe par plus de présence adulte mais aussi une évolution de la conception du métier d’enseignant, celle de la sûreté nécessite des traitements techniques qui auront, de toute façon, un coût. C’est ce point de vue que le SNPDEN portera lors des Etats généraux de la sécurité.

jeudi 28 janvier 2010

La communication syndicale évolue : donnez nous votre avis !

Vous avez découvert, avec le numéro 175, premier de l’année 2010, votre Direction sous une nouvelle couverture… et un logo rénové. Peut être aviez vous déjà remarqué quelques changements dans sa présentation ? De nouvelles rubriques ?
Au siège, l’équipe de rédaction se mobilise pour que votre revue soit toujours plus agréable à feuilleter, mais surtout pour faire évoluer peu à peu son contenu. 
Dans le même temps, le SNPDEN a entamé la rénovation de son site Internet, en attendant une refonte complète d’ici la fin de l’année. Afin de le rendre plus réactif et plus convivial, la première page reprend de façon systématique  les informations les plus récentes concernant votre carrière et l’actualité  du syndicat. Le lien vers le blog  vous permet de réagir à l’actualité de notre métier et de confronter  vos réactions à celle des collègues.  
C’est aussi dès la première page que vous retrouvez  les services pratiques réservés aux adhérents, une offre qui sera amenée à se développer. Les contenus ont d’ors et déjà été enrichis : la partie « réflexion syndicale » se réorganise progressivement avec des possibilités de recherche thématique, la partie mutation /promotions rassemble tous les textes dont vous pouvez avoir besoin pour gérer votre carrière, et la documentation s’est étoffée de nombreux textes de référence...


Merci de nous donner votre avis sur ces changements...


lundi 18 janvier 2010

Vote sur la DHG : nous avons bien le temps !


Les services académiques communiquent aux établissements le premier montant de la dotation pour 2010-2011. Ils demandent, comme d’habitude, la remontée du TRMD accompagnée d’un vote du CA dans des délais généralement trop courts en collège comme en lycée. Cette façon de faire n’est désormais plus compatible avec lesmodifications réglementaires prises à l’occasion de la réforme du lycée.

En effet, la répartition de la dotation devient de la seule compétence du CA et il ne sera désormais plus possible que les services académiques puissent modifier une répartition adoptée par un CA. Or il n'est pas imaginable de répartir la dotation à l’heure près dès maintenant  pour la rentrée (à moins de réunir sans cesse le CA) !
Les services académiques n’ont besoin en ce moment que de la « coloration » des postes définitifs à créer ou à supprimer (pour le mouvement des enseignants) ce sur quoi le CA n'a réglementairement pas compétence. Il peut cependant être très souhaitable de le consulter pour avis (maintenant) mais à un moment disjoint du vote de la répartition de la dotation (dans quelques mois). Ce dernier intervient quand la dotation est stabilisée et le processus interne de dialogue achevé (sans doute pas avant mai et au plus tard au moment de l’établissement des services).
Le SNPDEN est intervenu auprès du ministère (qui en convient) et écrit à toutes les autorités académiques pour que les pratiques soient conformes aux textes.
Le SNPDEN donne les recommandations suivantes, en collège comme en lycée :
  • Maintenant : soumettre seulement la coloration des postes définitifs (pas les BMP) à créer ou à supprimer pour avis au CA sans lui demander de se prononcer sur la répartition de la dotation elle-même (s’il n’y a pas de création ou de suppression de postes définitifs, il n’y a donc pas à réunir le CA à ce sujet) ;
  • Dans les mois qui viennent, poursuivre posément le dialogue interne (et avec les services académiques pour les ajustements et les BMP) ;
  • Quand le processus de dialogue interne est achevé et l’ensemble de la dotation stabilisée, soumettre au CA l’emploi de la dotation horaire pour décision.

Grâce à l’action du SNPDEN, desserrons la pression et prenons le temps de la décision.

mardi 12 janvier 2010

Fixer des objectifs d'accueil de boursiers à l'ensemble des formations supérieures est conforme à l'esprit républicain


La prise de position de la Conférence des grandes écoles contre l’extension de l’objectif de 30% de boursiers aux Grandes Ecoles suscite une vive controverse. Le SNPDEN, engagé depuis longtemps en faveur de la démocratisation de l’enseignement supérieur et, en particulier, des CPGE (notamment sous l’impulsion de Jean-Claude Lafay), a pris une position conforme aux mandats qu’il a développés depuis de nombreuses années et confirmés au congrès de Biarritz .


Quand l’Etat fixe comme objectif à toutes les formations supérieures d'accueillir une part de boursiers proche de la moyenne nationale, il assume pleinement son rôle de représentant de l’intérêt général et de régulateur (qu'on aimerait aussi le voir jouer pour la carte scolaire !).

L’objectif légitimement fixé aux classes préparatoires doit l'être pour toutes  les autres formations, en particulier sélectives ou à capacités limitées, et quel que soit leur statut. C’est le cas des Grandes Ecoles mais aussi de l’Université (comme en masters ou en médecine), qu’il s’agisse de formations publiques ou privées.

Il ne s’agit pas de « quotas » (c’est-à-dire de favoriser artificiellement une population) mais de postuler que les élèves boursiers ont les mêmes capacités et ne sont pas moins méritants que les autres. Cette approche est conforme à l’esprit républicain. Déployée avec mesure, constance et cohérence, elle peut permettre une diversification des élites et une valorisation de talents plus variés ce dont notre pays a grand besoin.




    Réforme des lycées à la rentrée 2010 : vigilance sur le calcul des moyens !


    La nouvelle organisation des classes de seconde doit permettre une avancée vers des moyens lisibles et pérennes  pour nos établissements. C’est le sens des amendements que le SNPDEN a fait accepter par le ministère et qui modifient profondément la conception de l’attribution des moyens. Mais l’expérience apprend que l’application d’un texte national peut ne pas aller de soi dans certaines académies comme on l’a vu pour la réforme de la voie professionnelle.

    Trois points importants :
    • Le calcul de la dotation doit se faire sur la base stricte d’un minimum de 39 heures par classe de seconde, quel que soit l’effectif de cette dernière (il n’y a plus de notion de classes « dédoublées » ou « non dédoublées »). Le mode de calcul est donc simple : c’est le total des élèves divisé par le standard académique par classe (au maximum 35), arrondi au chiffre supérieur et multiplié par 39 heures.
      • Exemple : si l'établissement a 146 élèves en seconde et que le standard académique par classe est de 32, les moyens doivent être d'un minimum de 195 heures (146 : 32=4,56 donc 5x39=195 : il faut au moins 5 classes qui ne peuvent être qu'à 39 heures pour acceuillir 146 élèves). Tout autre mode de calcul est inacceptable.
    • Les enseignements facultatifs, qui relèvent de la politique académique qui en décide, doivent être financés en plus (en aucun cas sur les 10h30 de marge).
    • Les enseignements d’exploration qui entraînent mécaniquement  des surcoûts de fonctionnement, principalement technologiques, doivent être « abondés » par les autorités académiques comme le prévoit expressément l’article à la suite des amendements du SNPDEN. La politique académique d’abondement, en particulier pour les lycées offrant ces options, doit faire l’objet d’une communication en groupe « Blanchet ».
    Si des établissements se voyaient refuser la dotation minimale garantie, il faut en alerter la section académique  du SNPDEN pour une action locale ou nationale. Les adhérents du SNPDEN doivent recevoir une information complémentaire parallèle (lettre de direction n° 52).

    mercredi 14 octobre 2009

    Réforme du lycée : il faut des mesures simples et des intentions claires qui s’appuient sur la responsabilité des établissements

    A la suite des annonces faites par Nicolas Sarkozy sur la réforme du lycée, le SNPDEN a publié un communiqué que voici
    « Le chef de l’Etat vient d’annoncer les grandes lignes de la réforme envisagée pour les lycées généraux et technologiques. Son propos reprend largement les réflexions et les recommandations faites depuis une dizaine d’années et, tout dernièrement par le rapport que lui a remis Richard Descoings.

    Le SNPDEN avait favorablement accueilli ce rapport, en particulier pour sa méthodologie et son insistance sur les conditions favorables au changement, trop souvent négligées. Il avait écrit en ce sens à Luc Châtel. C’est pourquoi, la mise en valeur de la responsabilité et de l’autonomie des établissements, la réunion des conditions qui les permettent, seraient accueillies avec satisfaction par le SNPDEN. Les deux heures d’accompagnement amorcent ce mouvement nécessaire si elles sont effectivement un moment de créativité et d’individualisation laissé à la disposition des acteurs locaux.

    Les autres mesures sont, à ce stade, des perspectives encore très générales qui rejoignent potentiellement sur de nombreux points les analyses faites par le SNPDEN comme sur le « droit à l’erreur », la valorisation de la filière technologique, l’importance de la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur dans l’équilibre des séries, une approche renouvelée de l’orientation ou une lutte réaliste contre le doublement.

    En revanche, le SNPDEN regrette que la question du baccalauréat soit éludée alors qu’elle est l’interface centrale entre l’enseignement secondaire et supérieur et que l’articulation des enseignements du lycée avec le socle commun soit peu abordée.

    L’étape de concertation qui s’ouvre maintenant est cruciale et c’est à son terme qu’une appréciation pourra être pleinement portée sur la réforme annoncée. En effet, le SNPDEN rappelle que ce sont les conditions pratiques et concrètes de mise en œuvre qui en assureront le succès ou en provoqueront l’échec : la simplicité des mesures et la clarté des intentions sont les premières conditions de la réussite d’une réforme qui se fera dans et par les établissements. »
    Les annonces restent encore très générales : c’est la mise en œuvre qui fera pencher cette réforme, comme les précédentes, du bon ou du mauvais côté.
    Le SNPDEN sera particulièrement vigilant à ce que la réalisation de certains projets ne se fasse pas sans que leur impact soit convenablement évalué (en particulier pour les personnels de direction) et à ce que l’autonomie annoncée ne soit pas sacrifiée à des intérêts divers et variés.

    mardi 13 octobre 2009

    "Vers un nouveau lycée en 2010"

    Après la conférence de Nicolas Sarkozy, un document mis en ligne par le Ministère
    http://media.education.gouv.fr/file/La_reforme_du_lycee/39/5/Vers-un-nouveau-lycee-en-2010_122395.pdf

    lundi 12 octobre 2009

    Réforme des lycées : c'est reparti !

    Mardi 13 octobre, nous attendons les annonces du président de la république sur la réforme des lycées : faites nous part de vos premières réactions !

    et maintenant... l'ouverture non-stop des lycées "sanctuarisés"

    ²Le chef de l’Etat vient de faire de nouvelles annonces, largement relayées, sur l’ouverture des lycées durant les vacances scolaires ou les week-ends.
    Pour réagir : http://siege@snpden.net/



    Au discours sur la « sanctuarisation » et la dangerosité de la jeunesse armée d’il y a quinze jours
    succède brutalement la mélodie de l’ouverture à tout va et du jeunisme (pourtant dénoncé il y a peu).
    Il faut rappeler que l'opération « école ouverte » durant les congés scolaires existe depuis les années 1990 et des « stages » de langue ou de remise à niveau s'effectuent déjà sur les périodes de congés.

    Le conseil d’administration doit être consulté, ces questions étant de sa compétence (article 2 du décret du 30 août 1985 devenu l’article R 421-2 du Code de l’éducation) et des conventions signées avec les financeurs.

    Une ouverture plus large des lycées nécessite, outre l'accord du maire de la commune, celle des
    régions, employeurs de personnels indispensables au fonctionnement (par exemple, pour la sécurité incendie). D’une façon générale, ces ouvertures nécessiteraient des financements très conséquents, en frais fixes comme en encadrement des élèves.
    En ce qui concerne l’Etat, il est paradoxal qu’il ait l’ambition d’allonger les temps d’ouverture en
    réduisant le nombre de personnels disponibles dans les établissements.
    Pour ce qui est de l’impact sur le temps de travail des personnels de direction, le texte obtenu au
    terme de la négociation de 2007 prend toute sa valeur dans ce contexte puisqu’il déconnecte la
    notion de « temps de travail » des personnels de direction de celle d’ouverture des établissements. Le SNPDEN était le seul, alors, à militer pour cette approche qui s’avère aujourd’hui prémonitoire. La protection que nous apporte ce texte doit être pleinement exploitée.

    On peut évaluer autour de 5 millions d’euros par jour les frais d’ouverture des 2500 lycées à raison de 10 personnels, enseignants ou non, présents (si on les trouve ainsi que les moyens de leur rémunération …)

    Liens vers les médias à propos de ce sujet
    Le Figaro http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/06/11/01016-20090611ARTFIG00479-sarkozy-veut-ouvrir-les-lycees-le-week-end-.php
    Le point http://commentaires.lesechos.fr//commentaires.php?id=4874564
    Le Monde http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/11/nicolas-sarkozy-veut-faire-du-lycee-un-lieu-de-vie_1205635_3224.html

    vendredi 5 juin 2009

    Après le retrait du projet contesté du ministre de l'Education Xavier Darcos, le rapport Descoings

    Le SNPDEN apprécie particulièrement les éléments sur l’espace qu’il est nécessaire de laisser à l’autonomie des acteurs pour que ces objectifs puissent être atteints

    Le rapport remis par Richard Descoings au Président de la République témoigne d’une qualité d’écoute et fait un constat honnête en termes d’objectifs et de moyens pour le lycée.

    Le SNPDEN partage son analyse sur la nécessité de faire évoluer la situation actuelle du lycée, objet d’une forte attente de notre société et considère que les enjeux de la réforme du lycée général et technologique sont :
    • de permettre d’élever le niveau de qualification,
    • de revisiter les modalités d’orientation et d’évaluation des élèves,
    • de les accueillir dans de meilleures conditions d’égalité et
    • de mieux les préparer à l’enseignement supérieur

    En outre, le SNPDEN se retrouve sur la nécessité :
    • de faire porter la réflexion sur l’ensemble du lycée,
    • de mettre en oeuvre une véritable seconde de détermination,
    • d’affirmer la place spécifique de la voie technologique, de renforcer la démarche d’accompagnement de l’élève dans son projet d’orientation et
    • de développer les passerelles effectives entre les voies et les séries
    Il apprécie particulièrement les éléments sur l’espace qu’il est nécessaire de laisser à l’autonomie des acteurs pour que ces objectifs puissent être atteints. En revanche, les modalités avancées sur le rééquilibrage des séries de la voie générale peuvent laisser sceptiques.

    Enfin, le SNPDEN prend acte des préconisations adressées au gouvernement sur la mise en place d’une concertation réelle des partenaires. Il souhaite cependant que cette consultation, qui ferait suite à une longue lignée, puisse enfin déboucher sur les évolutions nécessaires et maintenant urgentes.

    Téléchargez le rapport : http://blog.lyceepourtous.fr/wp-content/uploads/rapportconsultationlycee.pdf

    Le rapport Apparu aborde des pistes intéressantes dans la perspective de la réforme des lycées

    Le rapport de la mission parlementaire sur la réforme du lycée a été rendu public le 27 mai.

    le SNPDEN a des propositions concrètes sur ces questions et souhaite que cette réflexion soit poursuivie


    Les propositions présentées par Benoist Apparu pour un aménagement de l’architecture globale du lycée développent des pistes intéressantes qui recroisent de nombreuses attentes du S.N.P.D.E.N. :
    • une seconde indifférenciée de détermination appuyée sur la découverte,
    • un cycle terminal s’inscrivant dans une cohérence avec l’enseignement supérieur,
    • une organisation des enseignements sur l’ensemble du lycée autour d’un « triptyque » culture générale, approfondissement/exploration, accompagnement,
    • l’affirmation de la spécificité de la voie technologique, l’aménagement des programmes,
    • l’allègement des épreuves du baccalauréat,
    • la diversification des formes de l’évaluation des élèves ou la question de leur travail personnel.
    Cependant, certains développements suscitent plus de réserves car semblent peu opérationnels en l’état comme, par exemple, le « passage suspensif », idée intéressante mais dont la forme retenue du « sas d’été » se heurterait à de nombreux obstacles, techniques mais pas seulement, qui le compromettrait rapidement.

    C’est également le cas des développements sur l’évaluation des établissements. Si le SNPDEN est convaincu que ce champ doit être pleinement exploré, que l’autonomie renvoie à la responsabilité devant les citoyens de fournir partout un service public de qualité, les formules retenues pour atteindre ces objectifs ne semblent pas les plus adaptées.

    Après avoir consacré son récent congrès au thème de « Autonomie et égalité : demain le service public », le SNPDEN a des propositions concrètes sur ces questions et souhaite que cette réflexion soit poursuivie.

    Téléchargez le document http://www.assemblee-nationale.fr/.../i1694.pdf


    Renforcer l’orientation active pour une transition réussie du lycée vers l'enseignement supérieur

    Bernard Saint-Girons -délégué interministériel à l'orientation- chargé par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse d’élaborer des propositions relatives à la démarche d’orientation active, vient de publier un rapport d’étape.
    Le SNPDEN approuve bon nombre de propositions qui devraient permettre d’inscrire l’orientation active dans un processus continu et salue la méthode à l’œuvre dans ce rapport d'étape

    Entendu dans le cadre de la consultation mise en place par le Délégué Interministériel, le SNPDEN a pu faire valoir l’importance qu’il accorde à l’articulation secondaire-supérieur mais aussi au caractère pragmatique et raisonnable des dispositions retenues au regard des ressources effectivement mobilisables.

    Le SNPDEN approuve bon nombre de propositions qui devraient permettre d’inscrire l’orientation active dans un processus continu et salue la méthode à l’œuvre dans ce rapport d’étape : consultation des acteurs et bilan des principales difficultés identifiées.

    L’évolution de l’ensemble de la procédure distinguant quatre étapes :
    • information,
    • dialogue et conseil,
    • processus d’inscription,
    • accueil et accompagnement à l’université,
    la recherche d’un calendrier plus détendu, les formes personnalisées d’accompagnement intégrées dans la politique des établissements devraient améliorer la construction du projet de l’élève.

    Les objectifs de simplification (compatibilité entre les applications informatiques) et la dématérialisation des dossiers de candidatures dans les filières sélectives sont appréciés. Le SNPDEN soutient l’élargissement proposé à toutes les formations de l’Enseignement supérieur, notamment les IEP, écoles de commerce, écoles paramédicales et du secteur social.

    Enfin, le SNPDEN approuve la redéfinition du comité de pilotage national resserré sur la gestion politique de l’outil dans lequel il siègerait ès qualités
    Les commissions de coordination académique pour les formations post-baccalauréat doivent être installées sur l’ensemble des académies. Le rapport valorise le développement de dispositifs académiques de réorientation dans le cadre du plan réussite en licence : des évolutions sont à envisager sur l’ensemble du territoire en développant les relations entre les lycées comprenant des formations post-baccalauréat et les universités.

    Téléchargez ce rapport : http://209.85.229.132/search?q=cache:-exPxphj5hcJ:www.aef.info/public/fr/medias/docutheque/document/aef/2009/2213_2212_rapport_de_bernard_saint-girons_sur_lorientation_active.pdf+rapport+d%27etape+orientation+active+saint-girons&cd=5&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&lr=lang_en|lang_fr&client=firefox-a