Ce blog reprend les "Lettres de Direction" susceptibles d'intéresser la communauté éducative

mardi 29 mai 2012

Un autre festival : Cannes, la palme de l’inégalité de traitement public-privé




A la rentrée 2011, une deuxième classe préparatoire MPSI (mathématiques-physique-sciences de l’ingénieur) avait été ouverte au lycée international de Valbonne (académie de Nice) et celui-ci attendait l’ouverture d’une deuxième classe de seconde année (MP),  à la rentrée 2012 afin que les 75 élèves accueillis en MPSI puissent poursuivre normalement leurs études. Finalement, le rectorat de Nice décida de geler cette ouverture en raison des difficultés de financement.

Pourtant, le 2 mai, Laurent Wauquiez, alors ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, autorise, dans une discrétion remarquable (ce ne fut connu sur place que le 16 mai), l’ouverture de la classe (refusée au lycée de Valbonne) au lycée privé Saint-Stanislas situé dans la même agglomération.

Ce lycée privé ne possède pourtant qu’une seule classe de MPSI de 18 élèves. D’où pourraient venir les élèves de sa classe de MP ? Tout simplement du lycée public qui ne pourra pas les accueillir en seconde année. Tout a d’ailleurs été prévu : le nombre de places prévues correspondant bien à cette hypothèse. De plus, au nom du principe de la « priorité aux montants », le lycée public ne pourra plus accueillir ce qu’on appelle les 5/2 (c’est-à-dire ceux qui refont une seconde année et obtiennent ainsi de meilleurs résultats aux concours), ceux-ci étant contraints d’aller dans le lycée privé qui ne manquera pas de s’enorgueillir de performances apparentes qui seront mécaniquement meilleures !

Le SNPDEN demande la remise à plat de cette décision dans le respect de la scolarité des élèves. Il renouvelle son exigence que les mêmes règles de transparence, d’équité, de souci de l’intérêt général soient également assurées pour tous et respectées partout.


vendredi 18 mai 2012

Communiqué de presse



16 Mai 2012
Les personnels de direction attendent qu’un nouveau chapitre de l'histoire de l'école s'ouvre enfin. Le SNPDEN adresse ses voeux de réussite à Vincent Peillon ...
qui vient d’être nommé ministre de l’Éducation nationale et à George Pau-Langevin, ministre déléguée à la Réussite éducative. Leur tâche sera ardue.
Les rudes coups portés ces dernières années succédant à une longue période d'indécision et de tergiversations laissent un système éducatif en très mauvaise santé : élitiste, stressant, médiocrement productif, socialement injuste, faiblement considéré.
C'est un travail de reconstruction qui est aujourd'hui nécessaire comme l'a évoqué le Président de la République lors de son hommage à Jules Ferry. C'est particulièrement le cas pour la scolarité obligatoire qui doit être extirpée de la culture oppressante de la compétition et du classement pour s’orienter vers la mise en place d'un véritable socle commun, compréhensible et partagé. C’est une condition pour lutter contre un échec scolaire socialement marqué.
Il faut maintenant faire des choix cohérents, réalistes, stables pour concrétiser les promesses de l'école.
Les personnels de direction savent qu'aucune transformation durable ne se concrétisera sans leur action : ils attendent que, maintenant, un nouveau chapitre de l'histoire de l'école s'ouvre enfin.

Les 20 ans du SNPDEN

Découvrez le numéro spécial des 20 ans du SNPDEN sur son site : 20 ans de construction du métier de personnel de direction

mardi 15 mai 2012

Le congrès de Lille...


> De nombreux et importants textes y ont été votés et seront diffusés dans une suite de Lettres de Direction

> Ce fut un beau congrès, bien organisé et chaleureusement accueilli par les collègues de Lille autour d’Hubert Ferare, le SA, et de Jacques Sirot, l’organisateur
> Le premier congrès "gazouillant" : plus de 300 collègues "followers"ont suivi en direct les épisodes du congrès en twittant
> Le congrès de 2015 sera accueilli à Avignon par les collègues d'Aix-Marseille

La vidéo des 20 ans du SNPDEN > c'est ici

mardi 8 mai 2012

Quelques photos de la journée de mardi








Quelques images de la journée de lundi








Le congrès de Lille au jour le jour...


Le congrès est sur Twitter, vous pouvez le suivre en cherchant le #snpden, ou en vous abonnant à @snpden.
Retrouvez sur la page d'accueil du site un lien vers des extraits du discours de Philippe Tournier ainsi que la vidéo des 20 ans (bientôt mis en ligne sur You Tube).
Lundi 07 mai
Les congressistes ont pris leurs quartiers au Grand Palais. Après 18 mois de préparation pour les collègues de l'Académie, c'est un plaisir de voir enfin arriver les congressistes, dans une atmosphère post électorale qui a imprégné toute la journée. Les représentants de la mairie de Lille, du Conseil Général, du Conseil Régional étaient là, ainsi bien sûr que les directeurs académiques du Nord et du Pas de Calais. La rectrice de Lille, retenue par des obligations de dernière minute, n'a pas pu nous honorer de sa présence.
Après le discours de Philippe Tournier, longuement applaudi, des questions plus techniques ont occupé la fin de la journée, avec les rapports d'activités et financier, ainsi que le vote pour la modification des statuts

lundi 9 avril 2012

Non à la journée de carence !


L'UNSA-Education lance une pétition contre la journée de carence auprès des candidats aux élections présidentielles :

"Madame, Monsieur,
Vous êtes candidat(e) à la Présidence de la République. Le gouvernement actuel a instauré, sans aucune concertation, un jour de carence dans la Fonction publique avec effet au 1er janvier 2012, faisant ainsi des fonctionnaires des boucs émissaires faciles. Cette décision pénalise tous les personnels dont l’état de santé nécessite un arrêt de maladie, comme s’ils en étaient personnellement responsables. Ce choix ampute un pouvoir d’achat déjà en berne depuis, entre autres, le gel du point d’indice imposé depuis 2011. Alors que la RGPP et la politique de suppression massive d’emplois ont aggravé les conditions de travail des agents, cette mesure s’avère particulièrement injuste et pénalisante pour les personnels à la santé la plus fragile. Les personnels signataires vous demandent de prendre l’engagement de supprimer cette mesure injuste, si vous êtes élu(e). "

Je signe la pétition

Attention : en raison de la période dite "de réserve", mentionnez votre nom et la mention générique "personnel de direction" mais pas vos fonctions précises (principal, proviseur-adjoint, etc.), ni votre lieu d’exercice.

jeudi 29 mars 2012

Congrès de Lille mai 2012


Le SNPDEN, le syndicat des personnels de direction de l’éducation nationale, membre de l'UNSA éducation, prépare son congrès.
Représentant plus de 70% des chefs d’établissement, le SNPDEN est depuis sa création en 1992 un partenaire incontournable du Ministère, et une force de proposition et d’innovation. Dans le contexte de l’après présidentielle, le congrès qui s’ouvrira à Lille le 07 mai 2012, avec 400 représentants de toutes les académies sera déterminant.
Pour préparer le congrès, le Bureau National du SNPDEN est réuni à Arras les 04 et 05 avril, autour de son secrétaire général Philippe Tournier. Il sera reçu par le Conseil Général mercredi à 18h, et tiendra à cette occasion un point presse.

mardi 20 mars 2012

Après le drame de Toulouse, le SNPDEN exprime sa solidarité


Jean-Paul Ginestet, secrétaire académique, a adressé le message suivant à l'établissement au nom du SNPDEN :

"Au nom du Syndicat National des Personnels de Direction de l’Education Nationale (SNPDEN) permettez-moi de vous dire simplement notre soutien dans la situation tragique à laquelle vous êtes doublement confronté.
Nous imaginons la douleur et la souffrance des proches, le sentiment d’impuissance et de solitude du directeur.
Nous imaginons l’interrogation lancinante, réitérée, permanente, dont on ne sait si elle peut trouver une réponse face à l’odieux et à l’inacceptable.
A vous, à vos proches, à la communauté scolaire du lycée Ozar Hatorah, nous souhaitons courage et détermination.
Nous espérons que vous conserverez le goût et l’envie nécessaires à la poursuite de votre action éducatrice au service de la jeunesse de l’établissement que vous dirigez.
L’école et les jeunes en ont besoin."

jeudi 8 mars 2012

Un tour de force : la formation des enseignants réduite à néant et sans faire d'économie !


La Cour des comptes est sans appel : la "réforme" de la formation des enseignants n’a atteint aucun des objectifs qui lui étaient assignés. La « masterisation », en supprimant quelques 9.500 équivalents temps plein, aurait pu rapporter 707 millions mais elle ne rapportera que 370 millions une fois déduites les indemnités des tuteurs, la revalorisation des débuts de carrière, les bourses au mérite (et sans compter les deux années d’études supplémentaires en master mais c'est un autre ministère qui paie!). Soit une économie décisive de 0,6% du budget de l’Éducation...

La Cour des comptes épingle également l’organisation de la formation et son contenu ; elle demande des décharges horaires pour les professeurs stagiaires en fonction des difficultés des postes, un recueil des besoins en formation et des masters d’enseignement construits à partir de référentiels précis. Elle propose que la place du concours soit modifiée « de façon que les étudiants n’aient pas été formés, en cas d’échec, à un métier qu’ils ne pourront exercer ». Ce que demande l'UNSA depuis le début...

Sans parler de la grave désaffection pour les concours qui semble se confirmer et qui compromet à terme la qualité du recrutement.
Et, en guise de conclusion, citons les dix mots-clefs retenus par les formateurs faisant le bilan de la première année de mise en œuvre de la « masterisation » : travail, fatigue, stress, évaluation, formation, surcharge, étudiants, gâchis, recherche, urgence.

Pour l'UNSA-Education, enseigner est un métier qui s'apprend et des enseignants formés au monde qui les entoure est une clef de la réussite des élèves.

la place des femmes et des hommes dans le syndicalisme


Depuis de nombreuses années, le SNPDEN est une des (trop) rares organisations syndicales à conduire une politique constante en ce qui concerne la place des femmes et des hommes dans les instances syndicales. En effet, l'article R3 du règlement intérieur y impose la représentation proportionnée des sexes. Aujourd'hui, le SNPDEN compte 40 % de femmes parmi ses adhérents c'est-à-dire un taux qui se rapproche de celui de l'ensemble des personnels de direction (45 %).

Que le genre ne soit pas un discriminant dans la gestion des carrières est d’ailleurs un combat syndical qui n'est pas achevé et reste d'avenir : si les femmes représentent 45 % des personnels de direction, elles ne sont que 37% de chefs d'établissement (25 % des proviseurs de 4° exceptionnelle et 35% de 4°) et 59 % des chefs d'établissement-adjoints. Pourtant, les femmes sont désormais majoritaires parmi les personnels de direction de deux académies (Créteil et Paris) et parmi les reçus au concours (53 %).

jeudi 16 février 2012

Les 6550 suppressions d’emplois dans le 2nd degré : du "macro" au "micro" !



La situation semble très contrastée selon les établissements et les territoires mais partout ce sera bien à la direction d'assurer la rentrée au prix de contorsions bien éloignées des préoccupations pédagogiques.

Cette année, c’est le lycée professionnel qui paiera le plus lourd tribut au prétexte de la phase finale de la mise en place de la réforme de la voie professionnelle. Une réforme dénaturée par des contraintes de gestion qui obligent au regroupement de sections, à la diminution drastique de l’accompagnement personnalisé, à l’absence des passerelles qui devaient permettre d’atteindre le bac pro en 4 ans au lieu de 3 et à la suppression de CAP.
Les dotations des collèges ne pouvaient souvent guère tomber plus bas et ne laissent aucune marge d’autonomie et celles des lycées varient au gré de règles  qui ont en commun de ne guère respecter les textes...

C’est pour cela que le SNPDEN veut que la cohérence, la prévisibilité et la transparence soient la règle dans les dotations aux EPLE, en particulier par la mise en place des "trois corbeilles" : une selon les horaires nationaux de la structure, une laissée à la responsabilité de l'EPLE, une liée aux politiques territoriales et sociales.

vendredi 3 février 2012

Le nouveau livret scolaire du baccalauréat est mal parti


Un projet d’arrêté sur le livret scolaire du bac a été rejeté lors de sa présentation au CSE. Le SNPDEN et l’ensemble de l’UNSA ont refusé de prendre part au vote.

Ce livret présente des aspects novateurs auxquels nous ne sommes pas opposés comme l’implication de l’élève dans la vie lycéenne mais il introduit des éléments qui n'ont fait l'objet d'aucune concertation, y compris sur des aspects pratiques.
Une fois de plus, on cherche à se donner l’illusion du mouvement en plaquant artificiellement de nouvelles dispositions sans tenir compte de la réalité.
Le SNPDEN pose la question de la dématérialisation du livret, ce qui éviterait bien du travail inutile et une coordination des données avec APB afin d’éviter que tout le monde passe son temps à recopier la même chose mais dans des documents différents. Hélas, cette coordination supposerait que les deux ministères travaillent ensemble : ça, ça risque d'être compliqué !

lundi 28 novembre 2011

Le programme de la table ronde à la MGEN :

mercredi 30 novembre 15h

15 h 10 Justice : Virginie DUVAL, Secrétaire générale de l’Union Syndicale des Magistrats
15 h 30 Education : Jean-Yves ROCCA, Secrétaire général Administration et
Intendance
15 h 50 Sécurité : (sous réserve) Philippe CAPON, Secrétaire général UNSA
Police
16 h 10 Education : Roger KEIME, Secrétaire général du Syndicat National des
Inspecteurs d’Académie
16 h 30 Santé : Philippe BLUA, Président ou Jérôme LARTIGAU, Délégué National
du Syndicat des Manageurs Publics de Santé
16 h 50 Education : Francis BOUGAULT, Secrétaire général adjoint du Syndicat
des Inspecteurs de l’Education Nationale
17 h 10 Sécurité : Sylvie FEUCHER, Secrétaire générale du Syndicat des
Commissaires de la Police Nationale
17 h 30 Education : Philippe TOURNIER, Secrétaire général du SNPDEN.

« Avec moins, peut-on encore faire bien ? »


 Education, justice, santé, sécurité : l’encadrement des services publics face aux restrictions

L’encadrement des services publics est partout confronté aux mêmes défis : comment assurer à la société le service de qualité qui lui est dû, même dans un environnement marqué par les restrictions et l’incertitude ? Qu’est-ce qui est encore possible et qu’est-ce qui ne l’est déjà plus ?
C’est autour de ces problématiques que le SNPDEN organise une table ronde animée par Maryline Baumard, journaliste, associant les représentants d’organisations professionnelles et de syndicats de l’encadrement de l’éducation, de la justice, de la santé et de la sécurité.
A&I (cadres administratifs), le SIEN et le SNIA (inspecteurs), le SMPS (hôpitaux), le syndicat des commissaires (intérieur) et l'UNSA-Police (sécurité) ont annoncé leur participation à cette table ronde.
Profitez-en pour signer en ligne la pétition de la Mutualité Française "Non à la taxe sur la santé" !
Tous les adhérents qui en ont la possibilité sont invités à nous rejoindre pour ce grand rassemblement à la MGEN

jeudi 17 novembre 2011

Le "Novembre du budget"

Budget en novembre, faillite en septembre ? Le SNPDEN lance l'action "Novembre du budget"
Lettre aux élus, rassemblements académiques, rassemblement national, semaine morte... Retrouvez les modalités de l'action

lundi 24 octobre 2011

Le SNPDEN progresse encore en voix comme en pourcentage

A l’occasion de ces élections professionnelles, les personnels de direction se sont illustrés par leur civisme et leur engagement : plus de 80 % d’entre eux ont participé au scrutin contre une moyenne de 40 % pour l’ensemble des personnels de l’Education nationale.
Dans ce contexte de forte participation, les personnels de direction ont renouvelé sans ambiguïté  leur confiance au SNPDEN en lui accordant 67,6 % de leurs suffrages, lui permettant  de progresser en pourcentage comme en voix. Ainsi, 6 908 personnels de direction (contre 6757 en 2008 et 6610 en 2005) lui ont accordé leurs suffrages, soit à nouveau la majorité absolue du corps électoral : c’est une situation exceptionnelle à l’issue de ces élections qui confirme avec éclat la représentativité du SNPDEN. Catherine Petitot, secrétaire générale adjointe, a été élue membre titulaire au Comité technique ministériel sur la liste de l’UNSA et représentera, seule, les personnels de direction dans  cette instance.
Hors du SNPDEN, la tendance est à la fragmentation. La seconde organisation recule de près de 15 % après s’être alliée à une coalition controversée pendant que d’autres organisations, mais  moins importantes, progressent.
Le SNPDEN remercie tous ses responsables et ses adhérents qui ont contribué à ces succès, nationaux comme académiques, et tous les collègues qui lui ont accordé leur confiance.
Il les appelle à se mobiliser à l’occasion de l’action autour du projet de budget 2012 conduite du 3 au 30 novembre prochain.

jeudi 6 octobre 2011

Budget en Novembre, faillite en Septembre ?


Il n'y a pas que des faillites financières : on peut aussi faillir à des idéaux !


14280 suppressions de postes sont envisagées dans le budget 2012 et toujours sans la moindre réforme structurelle. C'est "courage : fuyons" car cela signifie, encore une fois, le renvoi d’arbitrages impossibles aux établissements. Cela veut dire aussi la poursuite de la dérive dans le bricolage et le bavardage, laissant jouer à plein les logiques de gestion et les égoïsmes sociaux au sein du système éducatif. C'est sa faillite progressive et annoncée. C'est faillir aux idéaux de l'École. Nous ne nous y résoudrons pas.
C’est au moment du budget, et auprès des parlementaires qui le votent, qu’il faut agir.
C'est pourquoi le SNPDEN vous appelle à participer au
  « Novembre du budget »
Du 3 au 30 novembre, vous serez invités :
> à adresser aux parlementaires un courrier nommé « Ceci est une carte de vœux » (mise en ligne du courrier et des adresses le 3 novembre) ;> à être nombreux à l’un des 50 rassemblements du « Novembre du budget » à travers toute la France (mise en ligne progressive des dates et lieux) ;> à faire d'une « semaine morte » celle de la présentation du projet de budget de l’Education à l’Assemblée (une Lettre de Direction vous en préviendra) ;> à participer avec d’autres cadres de l’Education et des services publics au « Novembre du budget » à Paris, à la MGEN, le 30 novembre à 15h.
Pour suivre l’action du SNPDEN autour du budget 2012, allez dans la rubrique "Novembre du budget" sur le site.

mercredi 5 octobre 2011

Mais où est passé le Ministère ?


Le 2 octobre est paru un décret interministériel qui concerne la restauration scolaire (mais sans la signature du ministère de l'Education nationale!) d'application "immédiate" (donc théoriquement depuis lundi). Il impose des normes très strictes que détaille un arrêté (où notre ministère refait surface : ouf!). Au moment où l'on parle de "gouvernance", on peut s'étonner d'un fonctionnement aussi chaotique des pouvoirs publics qui semblent surtout en compétition ! On s'étonne aussi que notre ministère, si activiste quant aux internats (compétence pourtant transférée aux collectivités), n'ait pas trouvé le temps de la moindre communication à ce sujet : considère-t-il que les EPLE ne sont plus sous sa tutelle ?


L’application de ce décret risque de passer  par une augmentation notable du prix des repas car fruits de saison, légumes verts de proximité et laitages ont un coût parfois difficile à intégrer dans un équilibre financier de demi-pension. Mais ce détail n’est pas l’affaire des auteurs de ce décret !

Le SNPDEN a pris contact avec l’ARF (régions) et l’ADF (départements) pour en tirer les conséquences.

Dans l’immédiat : retirez sauces, sel et mayonnaise en libre-service. En revanche, pain et eau à volonté : une générosité bien dans le style de l’époque !

lundi 26 septembre 2011

La scolarisation des 15-19 ans a reculé


Le 27 septembre, soyons nombreux à participer aux manifestations. Et pas seulement au sujet des suppressions mais aussi d'une politique éducative à la dérive comme vient de le révéler l’OCDE  : la scolarisation des 15-19 ans a reculé en France, passant de 89 % à 84 %, alors qu’elle augmente ailleurs. Une évolution gravissime qui touche en premier les plus exposés comme l’a montréel’enquête publiée par le SNPDEN.

Ci-dessous : l'évolution du H/E à cette rentrée croisée avec le profil sociologique des établissements. Cela vaut tous les discours…


type
H/E2011
Evolution
du H/E
très favorisé
1,22
 + 0,43
un peu favorisé
1,26
- 0,63
moyen
1,41
- 1,70
un peu défavorisé
1,56
- 2,50
très défavorisé
1,56
- 2,39

mercredi 14 septembre 2011

Textes sur la discipline : pas d'application sans vote du Conseil d'Administration


Le nouveau décret sur la discipline n'est pas applicable dans les établissements sans modification préalable du règlement intérieur en raison de l'article R. 421-5 du Code de l'éducation. Seules les mesures devenues caduques ne peuvent plus être utilisées même si elles restent mentionnées dans les règlements intérieurs anciens toujours en vigueur.
 
Le Conseil supérieur de l'Éducation (CSE) de juillet s'est déroulé dans un climat très agité qui a conduit le ministère à retirer son projet de convention-cadre pour les mesures de responsabilisation, ce qui ne permet pas de les mettre en œuvre. De plus, beaucoup d'autres mesures, comme l'exclusion de la classe avec prise en charge dans établissement, achopperont sur la question des ressources.
 
Même si les interventions du SNPDEN lors des discussions initiales au CSE (en juillet et septembre 2010) ont permis d'atténuer les aspects les plus gênants de la version originelle de ce texte, un calendrier déphasé ne permet pas une application dans de bonnes conditions, sans compter la perpétuation d'ambiguïtés, particulièrement autour du concept nébuleux de "violences verbales".

Le SNPDEN reste attaché à une approche éducative des questions de discipline et réaffirme sa catégorique opposition aux outrances sécuritaires : la sérénité dans nos établissements a besoin de moyens, pas d'excès ! 

mardi 28 juin 2011

Scoop : la rentrée a lieu en septembre et il y a les vacances d'ici là !

La publication au Journal officiel, un 26 juin, des nouveaux textes sur la discipline ne permettra pas leur mise en œuvre effective à la rentrée de septembre 2011. En effet, cela nécessitera la modification du règlement intérieur des établissements après un vote de leur conseil d’administration et, en lycée, une consultation du conseil pour la vie lycéenne. Ces procédures ne pourront pas être menées à bien dans la plupart des établissements en juillet ou en août, d’autant que nombre d’entre eux viennent souvent de voter une version remise à jour de leur règlement intérieur qui sera celle qui figurera sur les carnets de correspondance des élèves. Le SNPDEN s’étonne d’autant plus de ce calendrier irréaliste que c’est pour le même motif qu'en septembre 2010, le ministère avait différé d’un an la mise en œuvre de ces textes.

Les principales mesures nouvelles auront de toute façon beaucoup de difficultés à se généraliser. C’est au moment où l’on incite les établissements à trouver des sanctions alternatives à l’exclusion qu’on supprime les postes d’assistants d’éducation susceptibles d’encadrer les élèves ou les emplois aidés qui concourent au fonctionnement de la vie scolaire.

Au ministère de l'Education nationale, la main gauche semble décidément ignorer ce que fait la main droite…

mercredi 22 juin 2011

Port de signes religieux à l'école : l'application de la loi attend toujours d'indispensables précisions

Le SNPDEN-UNSA est une des rares organisations de l'Éducation qui se soit résolument engagée en 2004 en faveur d'une loi sur le port des signes religieux à l'école. C'est pourquoi il est mieux placé que d'autres pour pouvoir s'exprimer aujourd'hui sur le respect de la laïcité dans les établissements et pour apporter son soutien à la direction du lycée Carnot à Paris.

Celle-ci, quelle qu'ait pu être son opinion sur la provocation avérée de cette professeure se présentant en tenue de moniale à une réunion d’harmonisation, s'en est tenue à la stricte application de loi qui ne lui permettait pas de lui interdire l'accès à l'établissement.

Comme pour l'accompagnement des sorties scolaires, comme pour les stagiaires de formation continue mêlés à des élèves de formation initiale, la provocation de cette professeure souligne la nécessité que le ministère apporte des réponses précises et applicables aux difficultés de mise en œuvre de la loi dans certaines circonstances, en particulier lors des examens, et que soient éclaircies les incidences de l'exercice d'une mission de service public par des personnels de l'enseignement privé religieux.

mardi 21 juin 2011

Collège : le retour des lubies obscurantistes ?

L’évaluation nationale en fin de 5ème, annoncée par la circulaire de rentrée, soulève l’hostilité des syndicats de l’UNSA dont le SNPDEN : une évaluation en fin d’année scolaire ne permet pas aux équipes pédagogiques une prise en compte individualisée des élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage.

Maintenant, c’est le projet de loi Charpion qui prévoit la possibilité de l’apprentissage à 14 ans, certes avec des précautions mais laisse entrevoir la volonté de réintroduire des paliers d’orientation au collège. D’ailleurs, les milieux fondamentalistes de l’éducation se réjouissent bruyamment.

Le SNPDEN considère que le DIMA est suffisant pour permettre à un élève de suivre un parcours spécifique mais dans la logique du socle commun et sous la responsabilité de son collège.

jeudi 16 juin 2011

La question des examens : une intervention de Philippe Tournier sur Educpro.fr

« La triche officialisée, c’est la calculatrice »


Proviseur au lycée Marcelin-Bertellot de Saint-Maur (94), Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN-UNSA (Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale), tire la sonnette d’alarme sur le problème de la triche au lycée. D’après lui, le problème va aller en s’aggravant, et l’école doit agir vite afin de prendre en compte l’évolution des nouvelles technologies.

La triche est-elle devenue un problème au lycée ?

La législation actuelle n’est pas adaptée aux nouvelles technologies. La triche officialisée, c’est la calculatrice. Cela fait quelque temps qu’on peut intégrer dans sa calculatrice des données sans rapport avec les calculs, son cours, des exercices par exemple. C’est bien pour ça que la calculatrice est interdite dans d’autres matières. Le problème est que, si l’on n’autorise plus la calculatrice en sciences, il faut changer le programme de mathématiques et de physique-chimie.

Une solution serait d’acheter des calculatrices de base qui seraient la même pour tous. Cela a été un temps suggéré puis abandonné faute de moyens sans doute. En attendant, on maintient une situation hypocrite.

La généralisation des smartphones a-t-elle amplifié le phénomène ?

Tout à fait. On a beau surveiller les candidats, leur demander de poser leur sac au fond de la classe, comment lutter contre celui qui va aux toilettes avec son téléphone pour regarder des cartes, trouver des citations, des définitions, un corrigé, voire envoyer un texto. On ne peut pas faire de fouille intégrale à l’entrée des toilettes !

Ce n’est d’ailleurs pas un problème uniquement français, tous les pays sont soumis aux mêmes difficultés. Mais seule la France est confrontée à ce point. Car, en France, l’écrit est généralisé aux examens. Dans d’autres pays, la place de l’oral a plus d’importance, à l’occasion de l’entrée dans l’enseignement supérieur notamment. C’était le cas en France aussi à la création du bac, mais peu à peu l’écrit a supplanté l’oral car c’était devenu trop coûteux.

Que préconisez-vous pour lutter contre la triche ?

La forme des épreuves doit être rapidement repensée car le problème va aller en s’aggravant. L’école doit prendre en compte l’évolution des nouvelles technologies. On ne peut pas faire comme si rien n’avait changé, c’est un combat perdu d’avance. C’est comme la Sorbonne qui était contre l’imprimerie au XVe siècle. De toute façon, est-ce qu’il est toujours utile de déployer un système aussi cher et lourd que le bac en termes d’organisation, pour un examen qu’on obtient dans 85 % des cas. Si au moins cela permettait de vérifier que les candidats ont acquis des connaissances, mais ce n’est même pas le cas. La preuve, le bac n’apporte même pas la certitude qu’un bachelier est capable de faire une dissertation.

Je pense qu’il serait préférable de garder seulement trois épreuves avec les matières principales, sous forme d’oral, le reste pourrait être noté en contrôle continu comme l’EPS (éducation physique et sportive) actuellement. Il faudrait que ce soit un oral sans préparation, pour éviter que les élèves sortent leurs antisèches. Le problème est que François Fillon avait déjà proposé un bac en contrôle continu, et s’était heurté à l’époque à la fronde des étudiants. C’est dommage, car c’est une peur irrationnelle. En effet, lorsque les élèves de terminale postulent dans l’enseignement supérieur, les notes du bac ne sont pas encore connues. Seules celles des bulletins sont prises en compte.

jeudi 9 juin 2011

L’évolution des techniques posera la question des examens

"De nombreuses voix s'élèvent aujourd'hui pour s'émouvoir de la fraude lors des examens et de l'ampleur que lui donnent les nouvelles technologies de communication, en particulier les smartphones, bien qu'on ne semble pas disposer d'études certaines à ce sujet. On demande aux centres d'examens de lutter, avec raison, contre ce phénomène.

Mais, dans le même temps, des épreuves ont lieu avec l’usage de calculatrices personnelles dont les mémoires peuvent, aujourd'hui, contenir de très nombreuses informations sans qu'il soit autorisé d'effectuer un quelconque contrôle. Des épreuves sont si longues qu'il n'est pas possible d’interdire aux élèves de se rendre aux toilettes où ils peuvent tout à loisir surfer sur internet à partir de leur téléphone alors qu’il est impossible de surveiller leurs faits et gestes dans ces lieux d'intimité. Le ministère, relayé avec insistance par certains rectorats, rappelle que les brouilleurs sont interdits dans les établissements. Enfin, les sanctions qui font suite aux cas avérés de fraude témoignent parfois d'une troublante mansuétude.

Si les personnels de direction, chefs de centre d'examen, sont résolus à lutter contre la fraude, si difficile que cela soit dans les conditions où ils se trouvent, le SNPDEN-UNSA souligne que l'évolution prévisible des
techniques posera inexorablement la question de la forme des examens : il devient nécessaire de cesser de contourner constamment cette question ".

samedi 28 mai 2011

l’ « Almanach 2011 du Dessin de Presse et de la Caricature »

Notre dessinateur attitré pour Direction, Pascal, présente 7 dessins dans l’ « Almanach 2011 du Dessin de Presse et de la Caricature » qui est désormais disponible dans les rayons des librairies.

"1000 dessins sont réunis dans le bel album vitrine de cette profession « poil à gratter » essentielle à la vie de notre démocratie, de cet art de l’image dessinée au deuxième degré, afin d’illustrer l’actualité de la façon la plus agréable et pertinente qui soit, à savoir, par le rire… "

Pour toute éventuelle question :
Jean-Michel Renault
Pour les Éditions Pat à Pan
Mobile : 06 10 64 35 74 – Mail : patapan@orange.fr -
Site perso : http://www.jeanmichelrenault.fr/

SNPDEN UNSA personnel de direction

Taxe d'apprentissage : encore un mauvais coup !

La loi de programmation sociale de 2005 fixait un objectif de 500 000 apprentis. Non seulement il ne sera pas atteint mais l’argent, déjà prélevé sur la taxe d’apprentissage pour le réaliser, en est détourné : le patronat semble plus empressé de l’utiliser pour conforter ses formations supérieures que pour développer des qualifications de niveau V !

Au CSE du 12 mai 2011, le SNPDEN a vigoureusement dénoncé et combattu le projet d’un nouveau décret visant à diminuer à nouveau de 7 points jusqu’en 2015 la part de la taxe réservée aux établissements qui accueillent les formations professionnelles et technologiques initiales.

C’est encore un nouveau coup qui conduira à un affaiblissement intéressé du service public au profit de marchands de formation qui ne s’intéressent qu’à ceux qui réussissent.

SNPDEN UNSA personnel de direction

vendredi 1 avril 2011

A bientôt sur le forum des personnels de direction !

Le nouveau site du SNPDEN, accessible à tous ceux qui s'intéressent à l'éducation, offre une page "actualités".

Aussi sur le nouveau site, le forum des personnels de direction, qui comprend un espace également accessible à tous, la "place publique". N'hésitez pas à nous rendre visite pour échanger, ensemble, sur l'actualité de l'éducation.

C'est enfin, bien sûr, un lieu privilégié pour préparer le concours de personnel de direction.

http://www.snpden.net/

jeudi 31 mars 2011

La préférence nationale n'est pas compatible avec le syndicalisme

L'UNSA a été un des artisans d'une déclaration commune syndicale (avec la CFDT, la CGT, la FSU et Solidaires). Ces organisations ne peuvent en effet rester indifférentes à l’utilisation de la situation sociale pour promouvoir certaines thèses dans le débat public. Ainsi, celle de la préférence nationale est antinomique avec les valeurs fondamentales du syndicalisme.

L’exclusion, le rejet de l’autre, le repli de la France sur elle-même et la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l’immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l’Histoire en témoigne, ne peuvent conduire qu’au pire.

mardi 15 mars 2011

Le 19 mars : soyons nombreux et visibles !

Pour assurer une meilleure visibilité de la profession, le SNPDEN a édité 400 drapeaux

Le 19 mars, le mouvement "Un pays, une école, notre avenir", auquel appartiennent le SNPDEN et l'UNSA-Education, appelle à des manifestations partout en France.

C'est l'occasion de faire entendre la voix des personnels de direction et d'exprimer notre mécontentement face à une politique dogmatique et irresponsable.

Retrouvez, sur le site du SNPDEN, l'heure et le lieu de la manifestation la plus proche.

lundi 14 mars 2011

Le nouveau site du SNPDEN est arrivé

A compter d'aujourd'hui, découvrez le nouveau site du SNPDEN aux couleurs du printemps (la mise en page se fera l'écho du dernier numéro de Direction).


La page d'accueil est accessible à tous avec des ressources d'informations générales, une rubrique de préparation au concours, etc.
Si vous êtes adhérent/e, vous vous identifiez (en haut à droite) pour pouvoir accéder à l'ensemble des fonctionnalités (notre navigateur peut enregistrer votre identification une fois pour toutes). De nouveaux menus et services s'affichent.

Parmi les nouveautés qui vous sont réservées : un forum pour débattre de la vie syndicale, donner son point de vue ou partager des idées et des expériences, une rubrique "services" avec la possibilité de petites annonces gratuites, etc ....

Evidemment, les liens avec le blog, les pages Facebook, Youtube ou Twitter du SNPDEN sont prévus.
Une présentation complète sera faite dans le prochain numéro de Direction.

Bonne découverte !

mercredi 9 mars 2011

Rentrée : démarches communes du SNPDEN avec le SE et la FCPE

Prolongeant l'action engagée dans les académies, le SNPDEN a initié au niveau national des démarches conjointes avec des organisations qui partagent avec lui l'indignation face aux conditions de la rentrée mais aussi de nombreux points de vue communs sur l'avenir de l'École.

> Avec le SE-UNSA, le SNPDEN a publié un communiqué commun dénonçant non seulement les conditions de la rentrée mais l'irrespect des textes et des engagements pris.


> Avec la FCPE, le SNPDEN a adressé un courrier conjoint demandant au ministère d'éclaircir ses intentions quant à l'avenir, en particulier au sujet des conditions de la rentée 2012.

Le SNPDEN invite les collègues à suivre son appel et celui de l'UNSA-Éducation à participer aux manifestations organisées dans les académies le samedi 19 mars.

jeudi 10 février 2011

Le BN élargi aux SA appelle à participer aux actions en cours

Le bureau national élargi aux secrétaires académiques qui s'est réuni le 9 février a apporté son soutien aux nombreuses actions en cours dans les académies et les départements. Il appelle les collègues à participer massivement à ces actions, décidées démocratiquement, au plus près du terrain et adaptées aux circonstances locales.
D'autre part, le SNPDEN est en contact avec d'autres organisations pour des démarches et des actions communes nationales au premier rang desquelles la journée d'action du 19 mars.

Enfin, les adhérents du SNPDEN vont recevoir une Lettre de Direction pour les inviter à contribuer à une action spécifique
Ne nous laissons pas faire !

mardi 1 février 2011

Le SNPDEN se prononce contre la circulaire sur la mise en œuvre de la loi Ciotti.

Au Conseil supérieur de l'Éducation, le SNPDEN s'est prononcé contre la circulaire sur la mise en œuvre de la loi Ciotti.


La suppression des allocations familiales en cas d’absence est une mesure déjà ancienne qui n’a guère fait la preuve de son efficacité sauf pour engorger établissements et services. Son caractère systématique (quatre demi-journées injustifiées dans le mois) ne règlera rien des décrochages scolaires, ne vise que ceux qui dépendent financièrement de ces allocations et débouchera rapidement sur des absurdités qu'on ne manquera pas de nous reprocher.

Le SNPDEN dénonce une politique qui loin de nous permettre de « vaincre absentéisme », se fonde sur l'emploi de la répression à tous propos envers les plus fragiles et nous entraîne dans une démarche qui n'est pas celle d'éducateurs.

lundi 24 janvier 2011

Des dotations indignes !

Les dotations sont actuellement diffusées auprès des établissements selon des calendriers et des modalités très variables mais partout l'indignation est la même.
Afin que chacun ait une vue générale de ce qui se passe, la Lettre de Direction va se faire régulièrement l’écho de l’action du SNPDEN dans les académies et les départements.

Pour commencer…

Rennes > Les collègues ont publié un communiqué commun où ils soulignent que "la gestion des moyens contredit ouvertement l’esprit des réformes en cours et nuit à leur mise en œuvre".

Strasbourg > C’est un courrier de protestation auprès de la rectrice qui a réuni les proviseurs sans leur souffler mot de ce qu’ils allaient découvrir le lendemain !

A suivre (hélas)….

mardi 18 janvier 2011

Le 22 janvier, indignez vous !

L’école publique n’est plus une priorité. Aux 16 000 suppressions du budget 2011 s’ajouteront à nouveau 16 000 supplémentaires au budget 2012.

Collèges réduits "au pain sec et à l'eau", engagements déjà non tenus sur les réformes des lycées, déshérence des questions de remplacement, formation des enseignants en ruine : le bilan est sombre pour l’école publique alors que les résultats de PISA 2009 sont un véritable réquisitoire à l'encontre des choix à courte vue faits depuis dix ans . Tout cela au nom des difficultés budgétaires : comment entendre cet argument quand, au même moment, l’enseignement privé bénéficie de largesses ostentatoires et parfaitement déplacées ?

L’indignation est dans l’air du temps. Le samedi 22 janvier, ce sera l'occasion de s'indigner en participant aux
mobilisations  qui auront lieu dans tous les départements à l'appel de l'UNSA-Education et des organisations groupées dans "un pays, une école, notre avenir".

lundi 10 janvier 2011

Signes religieux des stagiaires et apprentis : l'approche du SNPDEN validée

La loi de 2004 sur le port des signes religieux à l’école ne concerne que les élèves sous statut scolaire des EPLE. En revanche, les autres publics éventuellement accueillis dans les EPLE n’y sont pas soumis, ce qui peut soulever de grandes difficultés quand ils sont dans des locaux où ils côtoient un public scolaire.


Le ministère a finalement repris à son compte, sur ce dossier, l'analyse du SNPDEN : quand l’établissement d’accueil est un EPLE, « le port de signes religieux ostensibles semble devoir être interdit pendant les heures de présence conjointe d'apprentis et d'élèves sous statut scolaire » dans une réponse à la question d'un député.

En effet, si une mesure générale d’interdiction reste impossible en dehors du périmètre de la loi de 2004, la Convention européenne des droits de l'Homme autorise des restrictions à « la liberté de manifester sa religion » pour des « motifs de sécurité des personnes ou de respect de l'ordre public » (article 9-2).

Le ministère estime désormais que c’est le cas : « Lorsque ces différents publics sont amenés à se côtoyer dans un même lieu de formation, le respect de l'ordre public peut amener à imposer une identité de règle à l'ensemble des usagers de la formation dispensée en interdisant le port de signes religieux ostensibles. En revanche, hors du temps de présence des élèves sous statut scolaire, le port des signes religieux ne paraît pas pouvoir être interdit, sauf pour des raisons de sécurité ».

Cela rejoint les positions développées par le SNPDEN lors du congrès de Biarritz.

mardi 4 janvier 2011

Il faut faire respecter les textes !

Les arrêtés qui organisent désormais les secondes GT, les premières générales, STI2D et STL précisent (pour la première fois) le montant exact des « marges de manœuvres » laissées à la disposition des établissements. C’est le fruit d’un combat tenace du SNPDEN qui a fait accepter ses amendements par le ministère lors des CSE des 10 décembre 2009 et 1er avril 2010.


Le système s’étendra aux mêmes terminales l’an prochain. En revanche, les STG et les collèges restent dans l’ancien système d’attribution de moyens qui laisse le champ libre à l’iniquité et à l’arbitraire. Le SNPDEN milite pour d'autres méthodes d'attribution de moyens.

L’enseignement professionnel bénéficie également d’un système d’attribution de moyens théoriquement lui aussi « sécurisé » mais parfois malmené ou dénaturé.

En effet, aujourd’hui, il ne suffit plus d’avoir obtenu des textes favorables, il faut aussi les faire respecter et appliquer par les autorités académiques, ce qui ne va plus de soi…



Les textes

Voici les textes de référence dont l’application doit être exigée en matière de calcul des dotations

> Arrêté du 10 février 2009 pour le baccalauréat professionnel

> Arrêté du 27 janvier 2010 pour les secondes GT

> Arrêté du 27 janvier 2010 pour le cycle terminal général

> Arrêté du 27 mai 2010 pour le cycle terminal STI2D et STL



Les adhérents du SNPDEN reçoivent en parallèle une autre Lettre de Direction avec des calculs « clefs en mains » et des argumentaires pour faire face aux manœuvres les plus prévisibles …

lundi 3 janvier 2011

Le SNPDEN souhaite à tous une bonne année 2011.


Certes, elle ne se présente pas sous les meilleurs auspices. Pour le SNPDEN, c'est une motivation supplémentaire pour fédérer les énergies!

Tout au long de cette nouvelle année, le SNPDEN continuera à s'engager comme l’atteste la signature d’un agenda social,à veiller aux intérêts matériels et moraux de notre profession, à être avec les collègues dans les combats de tous les jours même les plus modestes, à faire valoir et respecter une certaine idée de notre métier dans le service public d'éducation, à faire entendre la voix des personnels de direction dans les lieux où s'élabore l'école de demain. 

Bonne année à toutes et à tous...
... et songez bien à compter vos "jours de repos" de 2011 dès ce 1er janvier !

jeudi 16 décembre 2010

Le SNPDEN obtient la réouverture des négociations sur les rémunérations


Le SNPDEN a obtenu la signature d’un protocole d’organisation du dialogue social avec le Ministre. Désormais, tous les ans, un cycle de négociations aura lieu notamment sur les rémunérations, les conditions d’exercice du métier, la carrière, le statut. 
Lors de la signature de ce protocole, le 15 décembre, Luc Chatel a indiqué qu’il avait entendu le SNPDEN, qu’il faisait des rémunérations des personnels de direction une priorité, même dans un contexte budgétaire difficile, et qu’il désirait une première conclusion rapide des discussions sur ce volet.
Le SNPDEN exprime le souhait que les autres organisations représentatives participent à ce protocole et puissent ainsi le rejoindre dans ces négociations.

vendredi 10 décembre 2010

DT Ulysse : encore une formidable application que le SNPDEN vous invite à mettre à la corbeille !

Vous n’avez pas encore entendu parler de DT Ulysse ? C’est une application informatique de remboursement des frais de déplacements (convocations, postes partagés). Un merveilleux produit, simple et intuitif, qui nécessite… quatre guides différents de « prise en main » d’un total de 106 pages.
Cette application demande au chef d’établissement de procéder personnellement à près d’une centaine de validations par mois par poste partagé ! Tout arrive sur sa boîte personnelle  (sans possibilité de délégation pourtant prévue par l’article R. 421-13 du Code de l’éducation). Mais ce n’est pas tout : cette application impose de s’engager individuellement en « certifiant » que les personnels ont effectivement participé à tout ce pour quoi ils se sont déplacés !
Tout cela au moment où le ministre vante l'école numérique : avec nos collègues d'A&I, nous avons dénoncé publiquement à cette occasion la dérive incontrôlée des systèmes d'information dans uncommuniqué commun.

Consignes d’action à tous ceux qui subissent DT-Ulysse :
> ne pas utiliser DT-Ulysse ;
> utiliser les anciennes procédures en mentionnant la phrase jointe : « Impossibilité d’utiliser DT-Ulysse car ne peux certifier l’activité hors de l’établissement et impossibilité de délégation contrairement à l’article R. 421-13 du Code de l’éducation » ;
> le travail étant fait, si des personnels ne sont pas remboursés, c’est que les autorités académiques auront fait ce choix.


En savoir plus > retrouvez toutes les motions du conseil syndical national des 22 et 23 novembre 2010.